Aller au contenu principal

" Ça devient compliqué ! "

Une fracture qui s'est aussi, au final, traduite par l'achat d'un congélateur.
© J.-M. Nicol

Il est loin le temps où un animal accidenté était reçu à n'importe quelle heure à l'abattoir local pour y abréger ses souffrances et pour en récupérer la viande. Les installations ont disparu en même temps que le service d'urgence, et dans le meilleur des cas ces abattages sont désormais réalisés une fois par jour en fin de chaîne, sauf le week-end… ou même toute la semaine si le gestionnaire en a décidé ainsi. L'urgence devient alors toute relative ! L'animal qui souffre d'une vraie urgence doit être abattu à la ferme, comme celui qui ne peut plus se lever tout seul ou celui dont la souffrance serait exacerbée par le transport.

Mais ça se complique, car il faut abattre à la ferme cet animal dans les règles de l'art après l'avoir étourdi, sans souiller la carcasse pour la garder des risques de contamination, en veillant évidemment à la réfrigération de la viande pour la faire admettre promptement à l'abattoir en vue de son inspection, qui s'apparente aux yeux de l'éleveur à un coup de poker. S'il perd, il est soumis à une triple peine financière : il perd sa bête, il paye sa prise en charge jusqu'à l'abattoir, il paye enfin l'abattage et l'élimination de la carcasse. De quoi le faire réfléchir trois fois.

Heu-reux !

Cet éleveur-là s'en est bien tiré car sa bête se levait seule et elle tenait debout, elle ne présentait pas de signes d'extrême souffrance, le transport vers l'abattoir n'a pas duré plus d'un quart d'heure, elle n'était pas en fin de gestation, la fracture ne s'est pas produite un vendredi après-midi et il a récupéré son chèque de caution amputé des frais d'abattage. Mais il a dû acheter un congélateur car le sien était déjà plein. C'était ça ou une carcasse donnée pour 1€ le kilo. Il est difficile de se sentir très à l'aise dans une souricière !

" L'abattoir n'assure plus le service d'urgence "

Les plus lus

<em class="placeholder">parcelle de teff grass le 31 août 2026</em>
Fourrages : « J’ai implanté du teff grass fin juin, je vais m’en sortir mieux qu’avec de l’herbe »

Matthieu Peyrat, éleveur de vaches Aubrac dans le Puy-de-Dôme a implanté du teff grass après orge. Malgré des craintes dues à…

sécheresse prairie temporaire Manche retour de la pluie août 2026
Prairies : Se préparer au retour des pluies

Il faudra au moins 30 mm de pluie et une dizaine de jours pour permettre de relancer la minéralisation ainsi que la pousse de…

Journée Charolaise : Une édition 2026 portée par la mobilisation des éleveurs

Le 2 septembre, la "journée Charolaise" a rassemblé pour le concours national des veaux 260 jeunes reproducteurs issus de 90…

<em class="placeholder">fréquentation de la zone d&#039;abreuvement boucles électroniques vaches Armoricaines Cirbeef à Mauron (Morbihan)</em>
Identification des bovins : Des boucles électroniques ultra haute fréquence pour surveiller la fréquentation des abreuvoirs au pré

L’Institut de l’élevage teste un cas d’usage des boucles électroniques ultra haute fréquence en élevage bovin allaitant :…

Limousine : Un taureau vendu aux enchères 67100 euros

Au Festival de l'élevage de Brive-la-Gaillarde, KBS Genetic organisait le 22 août sa 34ème "vente prestige" de reproducteurs…

<em class="placeholder">Chargement de bovins de types broutards, laitiers et des taureaux par la cooperative EMC2 dans des exploitations bovines des Ardennes. Remise du passeport de bovin par les ...</em>
La dématérialisation des passeports bovins se profile
L’État s’est engagé à financer la dématérialisation des passeports et des cartes vertes, ainsi que la refonte de la base de…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site bovins viande
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière bovins viande
Consultez les revues bovins viande au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière bovins viande