Aller au contenu principal
Font Size

Pierrette Desrosiers, psychologue du travail
« Bonne nouvelle : le bonheur, ça se cultive »

Conseil de la psychologue. "Pourquoi certains sont-ils heureux malgré les aléas de la vie alors que d’autres semblent incapables de l’être même s’ils ont beaucoup reçu ? Demandons-nous en premier lieu pourquoi l’on fait tout ce que l’on fait ? Pourquoi vouloir produire plus, avoir un meilleur troupeau, décrocher plus de trophées, dégager plus de revenu ? En réalité, tout ce que l’on fait et ce que l’on recherche, vise à être plus heureux. Mais toutes ces promesses tiennent-elles la route ? Il semble que non", explique Pierrette Desrosiers.

Selon cette professionnelle, le bonheur est le degré selon lequel une personne évalue positivement la qualité de sa vie dans son ensemble. Or, quels sont les facteurs qui déterminent notre degré de bonheur ? D’abord, il y aurait une prédisposition génétique. Eh oui, certains naîtraient avec un tempérament plus optimiste que d’autres. Ensuite, il y aurait les facteurs externes comme l’argent, le succès, le statut, la reconnaissance, la famille. Toutefois, ces facteurs, liées aux circonstances de la vie, auraient dans les faits un impact très faible sur notre bonheur (10 %). "Miser sur l’acquisition de biens matériels, sur la notoriété, etc. a tendance à nous rendre davantage anxieux ou déprimé. Même la santé ne nous rend pas plus heureux. En effet, la santé, c’est comme l’argent, son absence engendre le malheur mais sa possession ne garantit en rien le bonheur."

La bonne nouvelle, c’est que nous pouvons aussi agir. Parmi les facteurs qui dépendent de notre propre volonté, deux ont un impact majeur sur notre bonheur (40 %). Le premier est le pardon. "Comment être vraiment heureux si l’on est rempli de colère et de rancune ? Une haine ou une colère entretenue empêche de progresser et agit comme un poison. À chacun de décider s’il souhaite ou non entretenir ce sentiment." Le second est la gratitude. "Pourquoi le fait de posséder davantage devrait-il nous rendre heureux si nous sommes incapables de reconnaître et d’apprécier tout ce que l’on a déjà ?" La gratitude est un ingrédient essentiel au bonheur. Elle se pratique au jour le jour. C’est le seul processus à même de lutter contre le phénomène d’habituation. "Attachez-vous chaque soir à recenser cinq choses pour lesquelles vous vous êtes sentis content lors de la journée. Cet exercice de gratitude est excellent pour le moral ! »

légende photo « L’habituation et la comparaison nuisent au bonheur »
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Bovins Viande.

Les plus lus

L’intérêt de l’épeautre en alimentation du troupeau allaitant tient à la présence des glumes.
L'épeautre, une céréale qui n'apporte pas que de l'énergie
Par la présence des enveloppes du grain riches en cellulose, l’épeautre est utile en engraissement pour sécuriser la ration. Il…
carte Arvalis estimation date de début de récolte du maïs ensilage
Les ensilages de maïs pourraient débuter plus tôt que prévu
Arvalis a publié une carte des dates de début possible des chantiers d'ensilage de maïs. Ce sera autour du 20 août en Rhône-Alpes…
abattage à la ferme loire atlantique
L'AALVie lance un financement participatif pour son projet d'abattage à la ferme
L'association AALVie (abattage des animaux sur le lieu de vie) a dévoilé son projet lors d'une conférence de presse le 7 juillet…
broutards charolais au pré
L'offre en broutards restera limitée dans les prochains mois

Au 1er juin 2020, on dénombrait 511 000 mâles de race allaitante âgés de 6 à 12 mois dans la BDNI : un effectif en recul de 3…

David Durand, éleveur au GAEC des Gariottes (à gauche) et Christophe Seringe, technicien d’élevage à la SCA Le pré vert (à droite), un tandem de choc pour développer le veau rosé bio. © E. Durand
Le veau rosé bio comme alternative au broutard
Le veau rosé bio s’est développé depuis une dizaine d’années dans le Sud-Ouest. Pour le Gaec des Gariottes en Corrèze, cette…
Un seul gros bovin est traité à la fois et le temps entre la saignée et l’éviscération ne doit pas dépasser une heure. © AALVIE
Un caisson mobile pour abattre les animaux à la ferme
Depuis trois ans, des éleveurs de Loire-Atlantique et de Vendée préparent la mise en place de caissons mobiles pour abattre les…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8,50€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site bovins viande
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière bovins viande
Consultez les revues bovins viande au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière bovins viande