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Au parc des expositions de Villepinte
320 bovins allaitants présents au Simagena

Dans un contexte dopé par l'euphorie céréalière de l'année écoulée, le dernier SIMA a comptabilisé 248 800 entrées : une progression de plus de 18 % par rapport à l'édition précédente. « Bien entendu, il y a moins de monde qu'au SIA, mais la proportion de visiteurs professionnels est sans comparaison possible. » expliquait sur le stand de Charolais Expansion Franck Perrat, animateur racial au herd book Charolais. Et d'ajouter : « Comparativement au Sommet de l'élevage, on voit en proportion moins d'éleveurs, mais ceux qui font le déplacement viennent surtout de la moitié nord de la France et de l'Europe. C'est d'autant plus intéressant d'être là que c'est un public que l'on ne voit pas forcément à Cournon. »

« J'ai toujours défendu le fait qu'Interlim avait tout intérêt à être présent dans un salon tel que le Simagena. C'est un salon professionnel important avec de nombreuses délégations étrangères. » expliquait Jean-Baptiste Moreau président de Celmar, une OP creusoise faisant partie d'Interlim.

Du côté des 320 bovins de race allaitante en lice sur le ring, la tendance était à la génétique sans cornes, du moins en Charolais, Limousin et Salers. « Notre volonté est d'organiser un spectacle à la fois beau et intéressant avec des animaux adaptés à la demande du marché tout en présentant également des aspects innovant. La génétique sans corne en fait partie. » précisait Giuseppe Pantaleoni, éleveur Limousin installé en Haute-Vienne et co-organisateur de cet événement.

Si quelques affaires ont été faites sur le salon parallèlement à la vente aux enchères différents contacts ont été pris.« Le contexte est plutôt favorable avec la remontée du prix de la viande à temporiser par la hausse du prix des céréales, mais les clients potentiels restent extrêmement prudents et circonspects. Il y a eu de bons contacts, mais il est encore trop tôt pour savoir si derrière ils pourront se concrêtiser par des transactions. » expliquait François Nolorgues, éleveur et négociant en animaux d'élevage dans l'Aveyron.

La vente aux enchères d'animaux reproducteurs organisée par la société KBS Génétic proposait un total de 25 animaux. 21 des 22 limousins proposés ont été adjugés à une moyenne de 6738 EUR. La meilleure enchère (15 200 EUR) concerne un taureau d'un an génétiquement sans cornes acheté par Alain Hilaire, éleveur en Corrèze. Pratiquement la moitié des animaux ont été adjugés à des acheteurs venus d'autres pays européens. La vente proposait également deux jeune vaches, une Blonde et une Salers et un jeune taureau Aubrac : trois animaux adjugés à une moyenne de 4 100 EUR.

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