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Biocarburant : la Collective du bioéthanol compte sur le développement du superéthanol-E85 pour les années à venir

La consommation de bioéthanol est toujours en croissance en France via les carburants essences. Ce biocarburant est produit essentiellement à partir de betterave sucrière et de céréales. La Collective du bioéthanol (1) table sur le développement du Superéthanol-E85, y compris après 2035, en arguant sur sa neutralité carbone.

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La consommation de bioéthanol via celle des essences SP95-E10 et E85 a augmenté de 6 % en un an.
© G. Omnès

« La production française de bioéthanol couvre 70 % des besoins en France avec une estimation de 16 millions d’hectolitres consommée en 2024, précise Sylvain Demoures, secrétaire général de Bioéthanol France. Cette consommation a augmenté de 6 % par rapport à 2023. » En France, le bioéthanol est produit pour moitié environ à partir de betterave sucrière et le reste avec le blé et maïs. Il est utilisé pour d’autres débouchés que le carburant mais « il contribue à la souveraineté énergétique de la France », met en avant Vincent Guillot, directeur environnement de la CGB, tout en mentionnant que cette production « utilise moins de 0,7 % de la surface agricole utile nette des coproduits en France. C’est peu de surface pour beaucoup d’énergie produite. »

40 % du bioéthanol va à la fabrication de l’essence E85

Le bioéthanol entre dans la composition de l’essence Super SP95-E10 (10 % de bioéthanol), qui constitue près de 60 % des carburants à base d’essence tandis que le Superéthanol-E85 en représente 6 %. L’E85 est constitué en moyenne de 75 % d’éthanol, avec une variation saisonnière : 60 % entre novembre et février, 85 % entre mai et septembre. 40 % du bioéthanol produit va à sa fabrication et 43 % à celle du SP95-E10. À noter que le gazole représente encore une nette majorité de la consommation de carburant en France avec 69 % en 2024, mais diminue (81 % en 2014). La consommation d’essence qui était donc à 31 % en 2024 a augmenté de 6 % en un an.

Des atouts chez les véhicules fonctionnant au superéthanol

Les fabricants de la Collective du bioéthanol tablent sur une augmentation de consommation de bioéthanol en comptant beaucoup sur celle du Superéthanol-E85. La consommation de ce carburant a été multipliée par 2,6 entre 2021 et 2024 mais s’est stabilisée ces trois dernières années. Les stations proposant du Superéthanol augmentent en nombre et représentent 40 % des stations en 2025. Les véhicules fonctionnant à l’E85 (flex-E85 ou avec le boîtier E85) augmentent : + 8 % entre 2023 et 2024. Les fabricants mettent en avant la réduction d’émission nette de CO2 (- 50 % par rapport à une essence conventionnelle), des économies de plusieurs centaines d’euros sur un an (2) pour des conducteurs, des véhicules flexifuel moins taxés sur les émissions de CO2…

Le Superéthanol-E85, avenir du bioéthanol grâce à la décarbonation ?

Quid de ces biocarburants après 2035 avec l’arrêt programmé de la vente de véhicules neufs thermiques au profit des électriques ? Pour la filière, il y aura encore des ventes de véhicules équipés de moteurs thermiques dans l’UE après 2035, sous la condition qu’ils fonctionnent avec des carburants neutres en CO2. La Collective du bioéthanol rappelle « que la définition des carburants neutres en CO2 doit inclure tous les carburants renouvelables dont le CO2 rejeté au pot provient de l’air. » Elle met en avant son Superéthanol-E85. « À l’avenir, des véhicules hybrides rechargeables flex-85 rouleront avec un tel carburant neutre en CO2, le superéthanol-E85, 100 % renouvelable, sans essence fossile avec des gains de CO2 égaux voire meilleurs que des véhicules 100 % électriques. »

(1) Représentation du syndicat professionnel Bioéthanol France et de l’Association interprofessionnelle de la betterave et du sucre
(2) En janvier 2025, le prix de l’E85 était inférieur à 0,80 €/l, source DGEC

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