Stress thermique : « Notre production laitière ne baisse quasiment plus en été grâce au douchage », dans le Bas-Rhin
Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin, installé en traite en traite robotisée, a mis en place un dispositif de douchage devant les cornadis pour limiter les stress thermique de ses vaches laitières.
Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin, installé en traite en traite robotisée, a mis en place un dispositif de douchage devant les cornadis pour limiter les stress thermique de ses vaches laitières.
« En 2020, j’ai installé dans mon bâtiment un système de douchage pour les 135 vaches en production et les vaches taries. Nous sommes situés dans un cuvette et les températures dépassent souvent 35°C l’été, ce qui entraînait parfois de fortes baisses de production. Lors d’un voyage en Israël, j’ai trouvé ce système très efficace. J’ai donc équipé toute la stabulation de douchage. À l'époque, cela avait coûté environ 25 000 euros. Puis en 2023, quand j’ai construit un nouveau bâtiment, j’ai démonté une partie des installations pour équiper le nouveau bâtiment moyennant un nouvel investissement pour compléter le système. Comme nous sommes en traite robotisée, le douchage intervient devant les cornadis. Un boîtier que j’ai programmé pilote le système. Il y a huit à dix séquences de douchage par jour, avec dans chaque séquence 1 minute de douchage suivie de 5 minutes de séchage avec les ventilateurs à fond. J’essaie de faire coïncider le douchage avec la distribution de la ration, le nettoyage des logettes et les passages du robot repousse-fourrage, car alors 90 % des vaches sont à l’auge. Quand l'indice THI, qui reflète le confort thermique, atteint 65, les ventilateurs se mettent en route. Et quand il atteint 70, le douchage entre en fonctionnement. Je mets le système en route en général en juin, jusqu’à fin septembre. Une année je l’avais mis en route en mai, mais il y avait eu des pneumonies qui avaient peut-être été favorisées par le douchage, car le THI était alors surtout lié à l’humidité et moins à la température. Globalement, le système apparaît très efficace. Il n’y a pratiquement plus de baisse de production en été. Juste un peu plus d’eau à épandre ! »