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Robots agricoles : le projet collaboratif Agroboscope va multiplier les essais

Lancé dans le cadre du Grand défi de la robotique agricole, le projet Agroboscope vise à multiplier les essais de robots agricoles pour évaluer et comparer leurs performances.

<em class="placeholder">La plateforme d&#039;essais Titec, du centre CTIFL de Lanxade en Dordogne.</em>
La plateforme Titec, installée dans le centre CTIFL de Lanxade, va tester des solutions robotisées dans le cadre du projet Agroboscope.
© CTIFL

Accélérer la robotisation en levant des freins à son essor est l’objectif d’Agroboscope, un projet porté par le CTIFL et copiloté avec Robagri. L’ambition est de déployer un grand nombre d’essais couvrant une diversité de filières agricoles, dont l’arboriculture et le maraîchage. Ces tests vont nourrir une base de données accessible à tous, « une sorte de catalogue basé sur des expérimentations », décrit Jean-Marc Goachet, directeur communication, marketing et impact du CTIFL. Car le manque de données indépendantes et comparables est l’un des freins identifiés à l’investissement dans des solutions robotisées. Les tests de robots s’étaleront sur 4 ans, de 2026 à 2029.

Les tests sont réservés aux robots commercialisées

« Agroboscope ne testera que des solutions robotisées commercialisées », prévient Marine Louargant, ingénieure, responsable de l’unité Mécanisation automatisation et imagerie capteurs (Matic) au CTIFL. Le but n’est pas d’évaluer des prototypes mais d'éclairer des décisions d'investissement. Selon le décompte de Robagri, une douzaine de robots utilisables pour cultiver des fruits et légumes sont à ce jour commercialisés.

Pour organiser ces tests, la première étape est d’organiser « un réseau de compétences et d’infrastructures », expose Marine Louargant. Cette phase se déroulera au 2e et 3e trimestre 2026. Il s’agit aussi de construire le cadre dans lequel vont se déployer les essais, notamment les informations à recueillir pour nourrir la base de données. « Nous aurons assez rapidement des tests en conditions contrôlées et standardisées sur des centres d’expérimentation », projette Marine Louargant. Le CTIFL dispose déjà de sa plateforme Titec, basée à Lanxade, en Dordogne. Certains centres d’essais comme Terre d’essais, situé dans les Côtes d’Armor, sont déjà partenaires. « Toute plateforme d’expérimentation pourra candidater à Agroboscope. Ce n’est pas réservé aux partenaires », encourage l’ingénieure.

Un appel à candidature pour des essais par des producteurs

Agroboscope va également inclure des tests en exploitation. Un appel à candidature sera lancé en fin d’année 2026 pour sélection et déploiement en 2027. « Cet appel sera renouvelé fin 2027 et fin 2028 », précise Jean-Marc Goachet. Des coupons seront attribués pour financer les essais, notamment la location du robot. Aux côtés de l'agriculteur, un conseiller ou un expérimentateur encadrera l’essai et assurera les relevés et notations sur la parcelle pour alimenter le référentiel. « Il s’agira de recueillir le maximum d’informations », détaille Marine Louargant, par exemple des éléments sur les changements de pratique induits par l'usage du robot. 

Le projet bénéficie d’un budget de 4,9 millions d’euros « dont 3,8 millions d’euros d’aide », précise le communiqué. Il s'intègre dans le Grand défi de la robotique agricole, programme gouvernemental piloté par Robagri, d'un budget de 21 millions d'euros sur 5 ans.

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