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Michel Delhommeau, un précurseur de la biodynamie en arboriculture

Michel Delhommeau, directeur général de Coteaux Nantais, entreprise de production, transformation et commercialisation de fruits, née en 1943.
© P. Gautier

« J’ai toujours vécu dans le bio, c'est mon choix de vie », annonce Michel Delhommeau. « Mes parents qui étaient maraîchers ont rejoint la famille Moreau (fondatrice des Coteaux Nantais, NDLR) en tant qu’associés en 1965. Dès les années 1967-69, il y a eu une prise de conscience. On commençait à parler de production sans produit chimique de synthèse. Le secteur des céréales y arrivait, pourquoi pas l’arboriculture ? On s’est penché sur le sujet dès 1970. A l’époque, nous étions précurseurs. En Europe, cette agriculture était seulement développée un peu en Allemagne ». En 1970, l’arrêt des traitements chez Coteaux Nantais a fait perdre 80 % de la production. Deux ans après, « Coteaux Nantais a été le premier au monde à utiliser la confusion sexuelle à grande échelle », selon Michel Delhommeau. Il rejoint l’entreprise en 1978. « On avait à l’époque beaucoup d’écarts de fruits. Je me suis formé à l’agroalimentaire pour développer la transformation » (purée de fruits, compotes et confitures…). Entre 1985 et 1990, il participe à l’élaboration du cahier des charges bio en France qui a donné naissance au logo AB. Dès 1995, l’entreprise s’intéresse à la biodynamie. « En plus de la plante, la biodynamie prenait également en compte son environnement : les sols, l’humain… Pour moi, tout ça ne fait qu’un ».

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