Maïs : « Je recherche des variétés qui résistent au manque d’eau sur mon exploitation en Charente sans irrigation »
Producteur à Saint-Palais-du-Né (Charente), Fabrice Normandin doit composer avec des parcelles non irriguées sur des sols superficiels pour choisir des variétés de maïs tolérants aux risques de sécheresse.
Producteur à Saint-Palais-du-Né (Charente), Fabrice Normandin doit composer avec des parcelles non irriguées sur des sols superficiels pour choisir des variétés de maïs tolérants aux risques de sécheresse.
« Je cultive dans deux types de situations : des terres que l’on peut considérer « de marais » avec des parcelles environnées par des cours d’eau et des terres plus en hauteur, assez superficielles avec des cailloux. Je porte mon choix de maïs grain sur des variétés montrant de la rusticité par rapport aux risques de stress hydrique, car mes parcelles ne sont pas irriguées. Je réserve ces variétés qui tiennent face au manque d’eau, en particulier pour mes terres « hautes ». C’est le cas de variétés fournies par Soufflet Agriculture comme Device, Defacto… Ce sont des variétés d’indices plutôt demi-tardifs, pour une récolte programmée au 15-20 octobre, après les vendanges de mes vignes. Les semis sont réalisés entre le 15 avril et début mai, à une densité de 83 000 grains par m2.
Des variétés demi-précoces et moins tolérantes au stress hydrique (comme Icare) sont choisies pour les terres de marais. Ces variétés de maïs sont semées en dernier. Le choix de cette précocité sur des terres avec de la disponibilité en eau doit permettre d’arriver aux dates de récoltes avec des grains pas trop humides. Je réduis au maximum les frais de séchage.
Sur mes maïs, j’obtiens en moyenne un rendement de 70 q/ha et, sur certaines parcelles, j’atteins parfois les 100 q/ha. Je prends garde de choisir des variétés pas trop grandes, avec une bonne tenue de tige. Les vents peuvent favoriser des verses dans notre région. En 2024, année humide, le rendement a été de 78 q/ha. Les semis tardifs (en juin) et des pluies régulières ont généré des récoltes tardives avec des frais de séchage élevés. L’année 2025 a été la plus mauvaise que j’ai connue avec seulement 35 q/ha de moyenne. Mais avec une variété comme Device, l’impact de la sécheresse avait été limité avec 50 q/ha de production. »