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Lait de montagne : le Cniel et les élus de montagne demandent des mesures d’urgence

L’interprofession laitière et l’association nationale des élus de montagne s’associent pour demander « une action politique forte » et « urgente » en faveur de la production et de la transformation laitière en zone de montagne.

Troupeau de vaches Montbéliardes en alpage
Les surcoûts pour produire du lait en zone de montagne sont importants : près de 100 € supplémentaires pour 1 000 litres de lait produit, alors que la filière est pourvoyeuse de 55 000 emplois directs et indirects.
© L. Page / Cniel

A l’occasion du salon de l’Agriculture 2026, le Cniel et l’Anem (l’association nationale des élus de montagne) ont signé, le 24 février, une convention « pour préserver un modèle agricole stratégique et alerter sur l’urgence d’une action publique » en faveur de la filière laitière en zone de montagne, le 24 février.

Retrouvez l'initiative Lait de montagne : comment une petite coopérative donne un bon coup de pouce aux jeunes éleveurs

Objectif : « unir leurs forces afin de renforcer la visibilité des territoires de Montagne, leurs principaux enjeux et les solutions pour bâtir la pérennité de la filière lait de montagne », expliquent-ils dans un communiqué de presse commun. 

Dans son plaidoyer intitulé « La production et la transformation laitière en zone de montagne : l’urgence d’une action politique forte », le Cniel appelle notamment à :

  • la mise en œuvre d’une véritable politique publique dédiée à la montagne,
  • un cadre fiscal et réglementaire spécifique, tenant compte des handicaps naturels,
  • un soutien renforcé à l’investissement productif dans les exploitations et les sites de transformation,
  • une meilleure reconnaissance de la mention “Produit de montagne”, notamment dans la restauration collective,
  • un appui accru à l’innovation et à l’attractivité des métiers du lait en zone de montagne.

Lire aussi : Les coopératives laitières de montagne relancent le logo Produit de montagne

10 000 fermes laitières en zone de montagne

« Aujourd’hui, 22% du lait français est produit en zone de montagne, témoigne Pascal Le Brun, président de l’interprofession laitière. Un tiers en AOP mais le reste en lait blanc. En dix ans, la collecte en zone de montagne a diminué de 10% contre 6% en plaine. » Dans les Pyrénées, la baisse a atteint 50%.

Les surcoûts pour produire du lait dans ses zones sont importants : près de 100 € supplémentaires pour 1 000 litres de lait produit alors que la filière est pourvoyeuse de 55 000 emplois directs et indirects.

Lire aussi : Le Massif central veut relancer la démarche « produit de montagne »

 

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