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Jacques Secque, " le marginal de l'époque "

Jacques Secque, co-président d'Unébio qui compte 2700 éleveurs adhérents sur toute la France.
© DR

Aujourd’hui co-président de la société Unébio, Jacques Secque s’est installé en conventionnel en 1984, mais s'est très vite réorienté vers l’élevage bovin biologique. « J’ai suivi une formation où on ne parlait pas de bio, mais où nous étions abreuvés de pesticides. À l’époque, nous les manipulions sans protections, sans se poser de questions… Ce que je faisais ne me plaisait pas », raconte-t-il. Après avoir suivi l’une des premières formations en bio, il a obtenu sa première certification bio en 1985. Il s’est rattaché au groupement d’agriculteurs bio du Limousin (Gablim), et a participé à « la création des premiers débouchés de viande bio. Ce n’était pas facile à l’époque, nous étions considérés comme des marginaux par la profession et les instances administratives », explique Jacques Secque. Au fil des rencontres, il participe à la création du groupement d'éleveurs bio Unébio en 2004. Aujourd’hui, la société compte 2 700 éleveurs adhérents sur toute la France, a des partenariats avec les abattoirs Puigrenier et Elivia notamment, et permet la production de 27 000 bovins, 17 000 porcs, 15 000 ovins, 3 000 veaux et 67 000 volailles par an.

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