Aller au contenu principal

Corentin Hamard construit un projet viable

Corentin Hamard, responsable filière bio de Cooperl.
© DR

Présent dans le bio depuis 1998 par son activité d’abattage et sa filiale Erca Bio, le premier groupement de producteurs de porcs français Cooperl Arc Atlantique (5,6 millions de porcs produits par an) a décidé en 2016 de s’impliquer dans la production de porcs biologiques. « Le souhait du groupe était de monter un plan de développement cohérent, impliquant tous les éléments de sa filière, de la fabrication des aliments jusqu’à la vente des produits élaborés à nos marques ou en MDD », explique Corentin Hamard, son responsable filière bio. « Nos clients traditionnels sont demandeurs de bio. À nous de leur proposer des produits qui correspondent à leurs attentes. Pas question de lancer des éleveurs dans l’aventure du bio sans assurer les débouchés. » 900 truies sont actuellement en production biologique. « Notre objectif est d’arriver rapidement à 1500 truies bio dans un schéma de type naisseur-engraisseur. Ensuite, la progression des volumes se fera en fonction de la demande. C’est une logique de flux tiré qui sécurise les producteurs. » Cooperl puise dans ses 2 700 adhérents les candidats au bio. « Ce ne sont pas des opportunistes, mais bien des éleveurs motivés par un mode de production alternatif.» L’approche technico-économique est cependant la même. « L’objectif est de monter un projet viable, avec un coût de production compétitif et des outils de production cohérents et performants », souligne Corentin Hamard. Pour cela, il peut compter sur l’ensemble des compétences du groupe, qui apporte également son savoir-faire sur les aspects techniques. « Par exemple, nous permettons l’élevage de mâles entiers en bio, grâce à nos connaissances acquises en production conventionnelle », conclut-il.

Les plus lus

Développement de variétés en laboratoire de biotechnologie végétale.
NGT (ou NBT) : pourquoi la fédération des producteurs bio appelle les eurodéputés à rejeter le texte
La Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) appelle les eurodéputés à rejeter le texte sur les plantes issues des…
Panneau agriculture biologique à l'entrée d'une parcelle.
Reliquat des aides bio : le ministère de l’Agriculture alloue 40 millions d’euros aux Maec, dont 5 millions pour la bio
Le ministère de l’Agriculture a annoncé le 8 mai qu’une enveloppe de 40 millions d’euros, issue des reliquats d’aides à la…
rayon fruits et légumes bio
Fruits et légumes bio : la marge pratiquée est en moyenne 81 % plus élevée qu’en conventionnel selon Que Choisir Ensemble
Une semaine après la publication du rapport de la commission d’enquête sénatoriale sur les marges des industriels et de la grande…
« J’aurais dû anticiper l’explosion des cellules au robot de traite », dans la Sarthe
Lait
L’EARL Plard dans la Sarthe n’avait pas de problème de cellules avant le passage au robot de traite. Pourtant, l’élevage a dû…
Pyrénées-Orientales : quelles légumineuses choisir pour sa rotation maraîchère en bio ?
Fruits et Légumes
Pour aider les maraîchers bio des Pyrénées-Orientales à introduire des légumineuses dans les engrais verts de leurs rotations…
Immatriculations 2025 - Les pulvérisateurs traînés accusent une forte baisse
Machinisme
En 2025, 1 168 pulvérisateurs traînés ont été immatriculés en France, selon les chiffres SIV-DIVA donnés par Axema. 
Publicité