Céréales et oléoprotéagineux bio : une nouvelle campagne sous la menace de la chaleur
Les récoltes bio de blé tendre, blé dur, orge, colza, pois et féveroles ont débuté avec de l’avance, dans un contexte de fortes chaleurs.
Les opérateurs disposent encore de peu de visibilité sur les rendements. Le potentiel des céréales à paille semble globalement préservé même si des phénomènes d’échaudage restent possibles dans les secteurs les plus touchés par la canicule. Les inquiétudes se concentrent désormais sur le maïs, qui entrera prochainement dans sa phase critique de floraison.
Le commerce en grains de la collecte 2026 démarre avec prudence
Malgré les incertitudes qui persistent sur l’offre en grains, les opérateurs bio sortent progressivement de leur posture attentiste. Cette semaine, nous enrichissons encore notre grille avec les premières cotations de la récolte 2026, afin de refléter l’essor des contractualisations en nouvelle campagne.
En blé, le relatif équilibre du marché se traduit par des prix quasiment stables d’une campagne à l’autre. À l’inverse, les disponibilités abondantes en orge de mouture continuent de peser sur le marché, ce qui se traduit par une baisse de sa cotation. En orge brassicole, les prix de la récolte 2026 s’ajustent également à la baisse sous l’effet d’une demande moins dynamique que les disponibilités.
Du côté du maïs, les offres en nouvelle récolte restent limitées. Les opérateurs s’interrogent sur les conséquences des fortes chaleurs. Toute dégradation de la production pourrait resserrer le bilan et soutenir les prix de la nouvelle campagne.
Sur le marché des protéines, l’activité demeure atone. Les usines sont, dans l’ensemble, déjà couvertes en tourteau de soja bio, tandis que la récente hausse des coûts de fret pour les importations en provenance de Chine, d’Inde et d’Afrique décourage les derniers acheteurs.
Les débouchés de l’alimentation animale également affectés par la canicule
L’évolution de la demande en aliments composés constituera un point de vigilance dans les prochaines semaines. Les épisodes de surmortalité observés dans des élevages avicoles sous l’effet des fortes chaleurs pourraient réduire significativement les effectifs et, par conséquent, les besoins en aliments composés ainsi qu’en matières premières agricoles dès cet été.