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Bilan carbone : McDonald’s et ses producteurs s’engagent

Pour la troisième étape de son Agri Tour, McDonald’s France a rencontré des arboriculteurs et des maraîchers à Perpignan. McDonald’s continue d’améliorer son empreinte environnementale. Les objectifs sont ambitieux. Pour les atteindre, le restaurateur associe la filière à sa réflexion.

Entre 2005 et 2020, McDonald’s France a réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 16 %(1). Dans le cadre de sa stratégie filières durables à l’horizon 2030, l’objectif est encore plus élevé. McDonald’s souhaite une nouvelle baisse de son empreinte carbone de 35 %(1). « Huit ans, c’est rapide. Nous serons encore là pour assumer nos résultats et notre engagement », indique Eloi de la Celle, directeur Achats qualité logistique environnement de McDonald’s France. L’entreprise raisonne son bilan carbone du champ jusqu’au déplacement du consommateur final. Dans les restaurants, les GES ont déjà chuté de 50 % depuis 2005 et par transaction. McDonald’s poursuit les efforts engagés et maintient sa logique de concertation à travers son McDonald’s Agri Tour. Les producteurs, les techniciens et l’ensemble de la filière agricole ont réfléchi aux solutions de demain.

McDonald’s : une stratégie bas carbone pensée avec les producteurs

McDonald’s prône la « coconstruction avec les agriculteurs ». Avec six étapes partout en France, le restaurateur veut dessiner l’agriculture en 2030. Le 12 avril, le McDonald’s Agri Tour a fait étape à Perpignan.

 

Lire aussi : McDonald’s continue de tracer son sillon avec les agriculteurs

Implantée nationalement, l’enseigne contribue à l’économie locale. Cinquante-huit producteurs de tomates, de pommes et de salades ont contractualisé avec McDonald’s dans le Sud-Ouest. En Occitanie, ces achats alimentaires s’élèvent à 32,4 M€. Le chiffre atteint 44 M€ en Nouvelle-Aquitaine (données issues du bilan des achats 2020 de l’enseigne). « Le contact de nos producteurs sur nos territoires permet de définir des solutions adaptées à chaque contexte pédoclimatique », insiste Eloi de la Celle. À Perpignan, la chaîne de restauration joue donc la carte de la proximité. Florette, partenaire historique de McDonald’s dans le secteur, est associé à la démarche. « En complément des travaux engagés avec nos producteurs, nous travaillons au niveau de la transformation pour limiter notre impact, par exemple en réduisant nos consommations énergétiques », constate Sébastien Tripon, directeur Achat et amont Florette Food Services France. Les producteurs sont aussi la solution pour stocker du carbone dans le sol. Selon Antoine Maroteaux, ingénieur du CTIFL et responsable expérimentation salade au CTIFL, des leviers existent. « Les études montrent que les variétés résistent assez bien à la baisse raisonnée de fertilisation en P et en K dans le contexte de production sous abris au sein de la région PACA. Les doses peuvent être adaptées. Les paillages biodégradables présentent aussi un coût carbone moindre et peuvent permettre moins d’opérations culturales que le paillage polyéthylène dans le cas où ils sont incorporés au sol en fin de culture. »

Identifier les freins et les leviers

Les émissions des GES sont composées à 74 % par le CO2 (essentiellement issu de la mécanisation), à 19 % par le N2O (essentiellement issu de la fertilisation) et à 7 % par le CH4 (issu de la fabrication d’intrants plastiques). « Notre problématique consiste à rendre compatibles les pratiques de réduction du carbone avec d’autres problématiques environnementales, comme la gestion de l’eau ou la réduction des produits phytosanitaires », explique Xavier Le Clanche, responsable technique des vergers écoresponsables. La réduction des produits phytosanitaires est également souhaitée par McDonald’s. Mais si les bandes enherbées favorisent le stockage de CO2, elles imposent un recours plus important à l’irrigation. « Développer le désherbage mécanique, c’est favoriser la biodiversité. Mais l’impact est négatif sur les émissions de GES », notent les producteurs.

Lire aussi - A Arras : McDonald’s France: la culture de l’échange avec les agriculteurs

Valoriser le progrès, pas uniquement les résultats

À travers ces enjeux environnementaux, maraîchers et arboriculteurs s’interrogent sur la viabilité  économique de leurs exploitations. Les filières agricoles, et surtout les vergers, s’inscrivent dans le temps long. McDonald’s en a également conscience.

(1) Directes et indirectes par transaction en 2030 par rapport à 2005.

 

Nicolas Boyer, producteur de pommes à Mornas, dans le Vaucluse
«  Accompagner notre transition sur un temps long  »
Nicolas Boyer, producteur de pommes à Mornas, dans le Vaucluse
« En tant que producteur de pommes et citoyen, c’est important d’entrer dans une dynamique de progrès. Il faut se fixer des objectifs à atteindre. J’ai apprécié l’écoute des équipes de McDonald’s et notamment d’Eloi de la Celle. En arboriculture, on plante des vergers pour plusieurs années. Les progrès sont plus longs à mettre en place. Nous devons être soutenus pendant ces phases de transition. L’approche de McDonald’s est louable mais nous devons faire vivre nos entreprises. »

 

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