Arboriculture : optimiser son pulvérisateur face aux nouvelles contraintes sur le captane
Alors que les conditions d’utilisation du captane, un fongicide utilisé notamment contre la tavelure en pomme, ont été largement durcies, optimiser son pulvérisateur apparaît plus que jamais nécessaire. Un court guide rappelle les bonnes pratiques.
Alors que les conditions d’utilisation du captane, un fongicide utilisé notamment contre la tavelure en pomme, ont été largement durcies, optimiser son pulvérisateur apparaît plus que jamais nécessaire. Un court guide rappelle les bonnes pratiques.
« Pour les arboriculteurs qui conservent leur pulvérisateur traditionnel, explique Guilhem Payrastre, responsable technique arboriculture d’Adama, nous avons élaboré une fiche (texte et vidéos) qui liste quelques conseils d’optimisation, basés notamment sur l’expertise de Solhead. »
Étape n° 1 : Selon cette fiche, c’est le choix des buses et de la taille des gouttes (un réglage par an). Les couvertures seraient optimisées avec 7 buses par côté au minimum, et il est conseillé de choisir l’option qui génère les gouttes les plus fines et le meilleur recouvrement des jets.
Étape n° 2 : C’est le réglage de la direction des vents du pulvérisateur (deux à trois réglages par an). Pour cela, vous pouvez fixer des rubans ou des rubalises sur le pulvé et ainsi observer la direction des vents. Il faut ensuite régler les déflecteurs pour faire en sorte que les vents n’encadrent que la cible et fermer les diffuseurs hors cible, par exemple ceux dont les vents vont trop haut ou trop bas. Attention : les buses à fermer ne sont pas forcément symétriques d’un côté à l’autre de l’appareil. « Parfois, les pulvés un peu anciens souffrent d’un effet de vissage, résume Guilhem Payrastre, les flux d’air allant à droite et à gauche ne sont alors pas totalement symétriques. »
Étape n° 3 : C’est le réglage de la turbine à une vitesse optimale pour la pénétration du produit (deux à trois réglages par an). « Avec des vents trop faibles, le produit n’atteint pas le végétal, et avec des vents trop forts, les feuilles se relèvent en périphérie et le produit n’atteint pas bien le centre du végétal », résume le responsable technique. La vitesse doit être adaptée selon la densité foliaire.
Une fois ces étapes réalisées, il recommande de disposer des papiers hydro-sensibles dans le verger, à la fois sur des zones censées recevoir du produit mais aussi sur des zones qui ne doivent pas en recevoir, pour évaluer les pertes.