Application provisoire du Mercosur : Interbev dénonce un passage en force inacceptable
Pour Interbev, l'annonce par la Commission européenne de son intention d'appliquer l'accord avec le Mercosur de façon provisoire représente "un déni de démocratie." La FNB demande "la destitution de la présidente de la Commission européenne". Pour la Confédération paysanne, "la Commission européenne piétine l'agriculture et la démocratie européennes."
Pour Interbev, l'annonce par la Commission européenne de son intention d'appliquer l'accord avec le Mercosur de façon provisoire représente "un déni de démocratie." La FNB demande "la destitution de la présidente de la Commission européenne". Pour la Confédération paysanne, "la Commission européenne piétine l'agriculture et la démocratie européennes."
A l'annonce par la Commission européenne de son intention d'appliquer l'accord avec le Mercosur de façon provisoire, Interbev dénonce, dans un communiqué du 27 février 2026, "un passage en force et un déni de démocratie."
Cette précipitation est d’autant plus incompréhensible pour l'interprofession que, dans un rapport de la DG Santé, le 25 février, la Commission a reconnu que de la viande bovine brésilienne traitée à l’œstradiol, hormone de croissance strictement interdite en Europe, a été mise sur le marché européen entre 2024 et 2025. "Une fois de plus, l’Union européenne fait preuve d’incohérence en acceptant l’importation de produits qui ne respectent pas les standards européens : un risque pour les consommateurs et une distorsion de concurrence inacceptable pour les filières agricoles."
Interbev rappelle que les parlementaires européens auront à se prononcer et appelle aussi le président de la République et le Gouvernement "à respecter les engagements pris à l’occasion de leur visite sur le stand au Salon International de l’Agriculture 2026. Il en va de leur responsabilité vis-à-vis des citoyens européens."
La FNB demande la destitution de la présidente de la Commission européenne
Pour la Fédération Nationale Bovine (FNB), "cette décision brutale, et invraisemblable au regard de la situation politique du dossier, constitue un acte de provocation et de mépris pour les éleveurs, les agriculteurs, les consommateurs, les citoyens et les élus" selon un communiqué du 27 février 2026. "Nous sommes stupéfaits et révoltés d’un tel déni de démocratie de la part de la Commission et du Conseil européen, faisant fi de l’absence de vote du Parlement européen, et de l’avis en attente de la Cour de Justice européenne. Nous demandons solennellement aux eurodéputés de destituer la présidente von der Leyen, et une action du gouvernement français afin d’annuler cette application provisoire. Le combat doit continuer !", a lancé Patrick Bénézit, président de la FNB.
Pour la Confédération paysanne, la Commission européenne piétine l'agriculture et la démocratie européennes
La Confédération paysanne estime dans un communiqué du 27 février, qu'Ursula von der Leyen, "avec cynisme, amplifie les inquiétudes et la souffrance des paysan·nes et éleveur·euses, déjà malmené·es par les crises économiques, sanitaires et climatiques."
Pour le syndicat, ces passages en force antidémocratiques, contre les aspirations citoyennes pour une alimentation locale et de qualité, vont malheureusement alimenter les sentiments anti-européens et la montée des nationalismes. "Nous devons stopper la mise en concurrence des secteurs agricoles du monde entier et cesser de les soumettre à la volatilité des cours mondiaux."