Aller au contenu principal

Anti-gaspi : Hors normes s'étend aux produits d'épicerie

Commercialisant depuis deux ans des fruits et légumes "moches" bio, la start-up Hors Normes annonce se diversifier dans les produits d'épicerie conventionnels comme biologiques.

Quelques produits d'épicerie bio disponibles sur la plateforme Hors Normes
© Hors Normes

La start-up Hors Normes s'est lancée le pari depuis avril 2020 de trouver des débouchés et des consommateurs aux fruits et légumes biologiques français refusés par les circuits de distribution traditionnels. Ces derniers représentent les deux tiers des quelques 10 millions de tonnes de denrées alimentaires jetées chaque année.

Aujourd'hui, elle a décidé d'ouvrir sa plateforme de commercialisation aux produits d'épicerie bio ou non qui seraient eux aussi rejetés par les distributeurs car mal conditionnés, dotés d'une DLC trop courte, victimes de surstock, ou en fin de série. L'objectif des trois fondateurs, Grégoire Carlier, Sven Ripoche et Claire Laurent, est de "devenir une épicerie en ligne du quotidien, pour lutter plus efficacement contre le gaspillage alimentaire".

100 produits d'épicerie proposés d'ici juin

Selon eux, 5% des produits d'épicerie, soit environ 2 millions de tonnes, sont encore détruits en France. La plateforme www.horsnormes.co propose, dès à présent, 8 à 10 produits d'épicerie et compte étendre la gamme pour inclure 100 produits d'ici à juin 2022. 

Avec cette extension de produits, la start-up ambitionne de recruter 9 000 nouveaux clients en 2022, mais aussi d'accélérer son déploiement sur le territoire français d'abord, européen ensuite.

Hors Normes veut sauver, au global, 1 000 tonnes de produits en 2022, en plus des 250 tonnes déjà sauvées depuis sa création.

Rédaction Réussir

Les plus lus

Salarié agricole apportant de l'engrais organique sur une parcelle de vigne en bio.
Rapport sur le cadmium : la Fnab refuse que le bio soit « mis dans le même sac que le conventionnel » et demande un correctif à l’Anses
Dans une lettre adressée le 30 mars à l’Anses, la Fédération nationale d'agriculture biologique (Fnab) fait part de son « …
portrait de deux hommes
Dans une tribune, la FNH et Biocoop appellent les distributeurs « à prendre leur part pour atteindre 12 % de consommation bio en 2030 »
La Fondation pour la nature et l'homme et la Coopérative Biocoop lancent un appel aux acteurs de la grande distribution pour…
Drôme : « Aujourd’hui, en poire bio, nous manquons de stratégies de lutte »
Fruits et Légumes
À Loriol-sur-Drôme, le Gaec Fauriel Frères cultive 12 hectares de poiriers en agriculture biologique. Mais les obstacles…
La chèvre et le bouc dans la Bible
Chevre
Dans la Bible, chèvres et boucs symbolisent deux faces opposées : les chèvres, nourricières mais sauvages, et les boucs,…
Du biocontrôle efficace et abordable pour protéger les vignes, une utopie ?
Vigne
En ces temps de crise, comment continuer à intégrer les solutions de biocontrôle sans prendre de risque ni exploser le budget…
En Indre-et-Loire : « Notre programme de traitement de la vigne à environ 400 euros/ha/an intègre des biocontrôles »
Vigne
Aurélien Schlienger, directeur des domaines Baudry Dutour, à Chinon, en Indre-et-Loire, intègre du biocontrôle dans ses…
Publicité