Bassines : un collectif militant revendique deux détériorations dans la Vienne et les Deux-Sèvres
Un collectif d’activistes a revendiqué le sabotage de deux bassines dans la Vienne et les Deux-Sèvres le vendredi 8 mai 2026. Ces actions ont été condamnées par la ministre de l’Agriculture et le préfet des Deux-Sèvres.
Un collectif d’activistes a revendiqué le sabotage de deux bassines dans la Vienne et les Deux-Sèvres le vendredi 8 mai 2026. Ces actions ont été condamnées par la ministre de l’Agriculture et le préfet des Deux-Sèvres.
« Il n’y aura pas de répits tant que les bassines seront en état de marche. » Un collectif a revendiqué, le vendredi 8 mai 2026, le « sabotage » de deux bassines dans la Vienne et les Deux-Sèvres. Un communiqué signé par le collectif jusque-là inconnu, L’Amicale pour le débâchage permanent du Poitou, a été envoyé aux médias locaux et relayé par Les Soulèvements de la Terre.
La première bassine débâchée dans la Vienne appartient au groupe Pampr’œuf spécialisé dans l’élevage de poules pondeuses. Les militants expliquent que l’entreprise « souhaite agrandir un élevage déjà immense de centaines de milliers de poules pondeuses, parquées en bâtiments ». Pour ce qui est de leur action dans les Deux-Sèvres, le collectif dénonce que la réserve d’eau ait été financée par les fonds du département : « les financements publics ne doivent plus permettre la construction de ces ouvrages privés », peut-on lire dans le communiqué.
La ministre de l’Agriculture condamne les actions du collectif
Dans un communiqué, le préfet des Deux-Sèvres Simon Fetet condamne ces « agissements intolérables » et rappelle qu’ils « constituent des infractions pénales, [qui] font d’ores et déjà l’objet d’investigations ». De son côté, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a également condamné les dégradations dimanche 10 mai sur son compte X : « le sabotage revendiqué d’infrastructures agricoles n’est pas un acte militant, c’est une atteinte grave à notre souveraineté alimentaire. »
Je condamne avec la plus grande fermeté le sabotage des bassines dans la Vienne et les Deux-Sèvres.
La guerre de l’eau est une absurdité. Elle doit cesser. Le sabotage revendiqué d’infrastructures agricoles n’est pas un acte militant, c’est une atteinte grave à notre… https://t.co/VAWtywu8h4— Annie Genevard (@AnnieGenevard) May 10, 2026
De récentes condamnations au sein du mouvement anti-bassines
Ces actes interviennent au lendemain de la condamnation à six mois de détention à domicile de Julien Le Guet. La figure du mouvement anti-bassines a été jugé par la cour d’appel de Poitiers pour sa participation à des manifestations contre la méga bassine de Sainte-Soline en octobre 2022. L’organisation de la deuxième manifestation de Sainte-Soline en mars 2023 fera également l’objet d’un procès le 27 mai 2026.
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