Lesexportations françaises de viandebovine ont chuté de 17 % au premier semestre 2023, à 106 200 tonnes équivalent carcasse, selon les données des Douanes relayées par FranceAgriMer.
Une chute libre à nuancer car ces échanges sont affectés par la stratégie des importateurs néerlandais qui font dédouaner la viande britannique dans les ports français. Or, sur ce premier semestre 2023, nos envois aux Pays-Bas ont justement baissé de 25 %, soit 6 400 téc de moins. Mais ces variations, davantage logistiques que reflet du marché, n’expliquent qu’une partie de la baisse. L’autre est bien sûr à relier au repli des abattages de gros bovins. Au premier semestre, Agreste note que la France a produit 661 800 téc de viande bovine, c’est 3,7 % de moins que l’an dernier.
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Il n’y a pas que vers les Pays-Bas que les exportations françaises de viande bovine reculent, tous nos principaux partenaires sont concernés.
Une baisse des importations à prendre avec des pincettes
Du côté des importations de viande bovine, les Douanes communiquent sur un recul de 2 % au premier semestre Mais une partie de cette baisse est toujours liée à la logistique des échanges post-Brexit. Nos importations en provenance du Royaume-Uni ont ainsi reculé de près de 16 %, soit 4 200 téc. Mais on peut noter une progression des achats à notre premier fournisseur, les Pays-Bas (+1,6 %), à notre second, l’Irlande (+8,4 %) et notre quatrième, l’Allemagne (+7,1 %). Les envois du Brésil ont en revanche reculé de 24 %, ce pays n’a plus que 0,9 % de part de marché en France (contre 1,2 % au premier semestre 2022).