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Viande artificielle : un projet de loi italien voudrait l'interdire

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Le ministre italien de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire (à droite), Francesco Lollobrigida, avec le ministre de la Santé, Orazio Schillaci, en conférence de presse après l'agrément de la msure contre les aliments de synthèse en conseil des ministres. Crédits : © Ministère italien de l'Agriculture
La mesure contre les aliments de synthèse est annoncée dans le contexte du salon alimentaire Cibus 2023 à Parme. Crédits : © Cibus

Un projet de loi italien consiste à interdire la production et la mise sur le marché sur le territoire national de denrées alimentaires de synthèse, comme la viande cellulaire. Cette mesure a été proposée en conseil des ministres le 28 mars par le ministre de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, Francesco Lollobrigida. Le motif premier exposé, celui du principe de précaution en matière de santé humaine, a été approuvé par le ministre de la Santé, Orazio Schillaci. En conférence de presse le jour-même, Francesco Lollobrigida a déclaré : « Nous voulions protéger notre culture et notre tradition, y compris la nourriture et le vin ».

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Le contexte du salon Cibus à Parme

Cette action politique est intervenue la veille de l’ouverture du salon alimentaire Cibus à Parme. Le salon a été le siège d’une manifestation du syndicat agricole Coldiretti contre les aliments de synthèse, avec distribution de produits gastronomiques italiens. « Les éprouvettes à table sont rejetées sans appel par 84% des Italiens qui se déclarent opposés à l’idée d’aliments produits en laboratoire, de la viande au lait, des fromages au poisson, en remplacement de ceux de l’agriculture. C’est ce qui ressort de l’enquête Coldiretti/Censis diffusée au Cibus de Parme », dit un communiqué de Coldiretti. Si les produits issus de cellules animales ne sont pas encore autorisés dans l’Union européenne, les initiatives se multiplient dans le monde et dans l’UE.

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