Assemblée générale Valoriser la production de semences de maïs

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. Les administrateurs se réjouissent ainsi de proposer un plan de production qui atteint 5200 ha, Crédits : © Auvergne Agricole

Lors de son assemblée générale, Christophe Cautier, Président du syndicat des producteurs de semences de maïs a présenté un bilan de la campagne écoulée : «Suite à des emblavements corrects associés à une pluviométrie élevée en mai, complétés par une irrigation ponctuelle sur quelques secteurs, la production donnait globalement de bonnes perspectives. Cependant, les orages, la grêle et le manque d'ensoleillement ont affaibli ensuite le potentiel de rendement et les résultats finaux sont décevants. Cependant, la politique de soutien de la coopérative à travers les aides de solidarité ont permis de redresser le résultat économique». Face à la volatilité des prix, les producteurs de semences ont réclamé un maintien de l'attractivité de leur production en revalorisant leur rémunération. Dont acte. Les administrateurs se réjouissent ainsi de proposer un plan de production qui atteint 5200 ha, renforcé par des mesures complémentaires. «La production doit être attractive pour les jeunes et permettre le développement des exploitations déjà adhérentes» insiste Christophe Cautier. Dans ce contexte, le budget consacré à l'expérimentation reste conséquent pour répondre à une sécurisation des rendements. Le syndicat renouvelle également sa participation au développement de l'irrigation. Néanmoins, les incertitudes sur le marché des céréales ajoutées aux décisions jugées arbitraires sur les OGM, aux contraintes de la conditionnalité et à la réforme de la PAC inquiètent les maïsiculteurs. «Nous pouvons nous féliciter de l'embellie de 2008 sur notre marché mais gardons la tête froide. Les marchés resteront instables si aucun mécanisme n'est rétabli pour gommer les effets indésirables» conclut Christophe Cautier. L'assemblée a pu aborder la conjoncture nationale du maïs semences grâce à Pierre Vincens, Secrétaire Général d'AGPM (1) Maïs Semence et Président du syndicat des producteurs de semences du Tarn (voir ci-contre). Par ailleurs, le Président a souligné le travail des producteurs qui ont produit des semences de maïs OGM en 2007 et il a déploré les attaques illégales contre plusieurs parcelles. Alain Toppan, directeur projets développement OGM en Europe a fait un commentaire piquant sur ce dossier : «Malgré toutes les reculades de la part du gouvernement ces derniers mois, il ne faut pas baisser les bras. Il est possible que la clause de sauvegarde des cultures OGM promue dans un contexte particulier par la France soit rejetée par la commission européenne. De plus, le renouvellement de l'autorisation du maïs Mon810 peut aboutir. Des actions en cours appuient dans ce sens. Malgré tout, il faut être prudent sur les décisions finales qui pourraient être prises et qui pénaliseraient la production européenne en cas d'interdiction de la culture de plantes OGM en Europe. Les politiques doivent faire preuve de courage, moins se référer au grenelle de l'environnement et être plus à l'écoute des besoins économiques».

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(1) Association générale des producteurs de maïs
(2) Fédération nationale de la production de semences de maïs et de sorgho.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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