Limousin, le président d’Inaporc, Guillaume Roué a dressé un état des lieux inquiétant de la production, aux prises, depuis bientôt quatre ans, avec des crises successives qui affectent l’ensemble des maillons de la filière. « Le marché du porc est très ouvert, ce qui amène une très grande concurrence à laquelle il est d’autant plus difficile de faire face lorsque nous sommes pas très compétitif, comme c’est notre cas en France », explique Guillaume Roué. Difficile en effet de rivaliser avec des pays comme l’Allemagne, dont les coûts de production sont relativement faibles. Malgré cette toute relative « longueur » d’avance, ces pays doivent aussi composer avec des coûts d’alimentation qui n’en finissent pas de flamber, de l’ordre de +100 euros par tonne, en quelques années. « C’est la seconde période en l’espace de trois ans que des évènements extérieurs générant une hausse du prix des céréales, viennent déstabiliser fortement le cours du porc », soutient le président d’Inaporc.
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