Une volière supplémentaire de 18 000 pondeuses en Bretagne

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Le racleur passe régulièrement enlever les fientes sèches difficilement accessibles au raclage manuel. Crédits : © P. LE DOUARIN
L'aire d’exercice latérale entre la volière et les trappes de sortie : remarquez le filet noir servant à confiner les poules après le transfert. Crédits : © P. LE DOUARIN
Le niveau latéral haut comporte une ligne de pipettes et deux lignes d’’alimentation à chaîne (avec perchoirs) ainsi que deux perchoirs seuls. Crédits : © P. LE DOUARIN
Sous le portique, les poules peuvent circuler et l’éleveur peut inspecter les nids par l'arrière. Crédits : © P. LE DOUARIN
La partie latérale avec le couloir de visite devant les nids superposés à gauche et la partie de la volière ayant les accès à l’eau et à l’aliment Crédits : © P. LE DOUARIN
Le niveau latéral bas comprend deux lignes de pipettes et quatre lignes d’alimentation à chaîne surmontées de perchoirs. Crédits : © P. LE DOUARIN
La partie latérale avec le couloir de visite devant les nids superposés à gauche et la partie de la volière ayant les accès à l’eau et à l’aliment. Crédits : © P. LE DOUARIN
Brigitte, Bruno et Romain Le Berre. La famille a créé une EARL et investi pour préparer la transmission au fils Romain. Crédits : © P. LE DOUARIN
Le nouveau système de raclage au sol avec chaîne et poulie en noix supprime les blocages de câble. Crédits : © P. LE DOUARIN
L'aire d’exercice latérale entre la volière et les trappes de sortie : remarquez le filet noir servant à confiner les poules après le transfert. Crédits : © P. LE DOUARIN
Cette aire d’exercice latérale ne donne pas accès au parcours situé de l'autre côté. Crédits : © P. LE DOUARIN
Module Twin vu de côté latéral, avec la grille de circulation vers le dessous du portique refermée. Crédits : © P. LE DOUARIN
En partie centrale, le dessus du portique exempt de points d’abreuvement et d’alimentation sert de zone de repos (quatre perchoirs). Notez le système de préséchage des fientes collectées sur les tapis. Crédits : © P. LE DOUARIN

L’histoire de la famille Le Berre, installée à Plounévézel (Finistère), résume bien l’évolution de la production d’œufs de consommation en Bretagne. À peine âgés de 20 ans en 1981, Brigitte et Bruno se sont installés avec un puis deux bâtiments construits coup sur coup, totalisant 36 000 poules en cage. Dès leur installation, ils ont subi la crise de l’œuf de 1981, qui a marqué les mémoires. « Elle nous a plombés pendant dix ans », témoigne Brigitte. Les éleveurs ont toujours travaillé sous contrat à 100 % avec la même organisation (coopérative Unicopa) puis à partir de 2012 avec Nutréa.

En 2011, le couple a arrêté la cage. Avec deux petits bâtiments, ils ont préféré passer en volière (Boleg terrace) avec accès à un parcours, ce qui a fait tomber l’effectif de 39 %, à 22 000 places. Ils ont récupéré l’effectif initial avec la construction d’un troisième bâtiment abritant 18 000 poules en volière. Le projet a mis trois années à se concrétiser. « Administrativement, cela n’a pas été simple, car il nous a fallu acheter des terres à moins de 4 km (dans les Côtes d’Armor) pour les échanger avec celles que nous avons récupérées ici dans le Finistère. Nous sommes à la limite départementale. » Techniquement, le couple a dû faire des concessions. « Idéalement, je voulais conserver le même modèle, souligne Brigitte, mais mon partenaire Nutréa ne pouvait pas me garantir que les poulettes viendraient d’élevages ayant le modèle équivalent. Nous sommes donc partis sur la Natura Nova Twin de Big Dutchman. »

Un site refait à neuf pour une bonne transmission

Arrivant en fin de carrière, Brigitte et Bruno n’auraient pas investi sans le retour de leur fils Romain, âgé de 32 ans. Ayant grandi avec les poules, il n’appréhende pas son installation après douze ans passés dans l’abattage des poules de réforme. Il a pu bénéficier d’une aide à la création d’entreprise pour s’associer avec ses parents en 2018.

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Romain Le Berre va disposer d’un site remis totalement à neuf. Outre le bâtiment de 1 428 m2 (17 m par 84 m), la partie emballage a été refaite à neuf pour être commune aux trois bâtiments et le site répond aux normes de biosécurité (un sas sanitaire par bâtiment). L’ensemble a coûté 22 euros par poule en le calculant sur les 40 000 places, sachant que toute la partie convoyage a aussi été refaite dans les deux bâtiments existants. L’EARL devrait toucher le plafond des aides PCAE, c’est-à-dire 30 000 euros (soit 0,75 euro par poule logée !). Par ailleurs, la famille détient un bâtiment de 1 700 m2 hors du site pour élever des poulettes au sol. « Pour nous, il n’est pas question de le transformer en volière, devance Brigitte. Je laisse Romain s’en occuper après notre départ en retraite. Mais c’est une autre histoire. »

Le compromis de la volière portique

Pour Brigitte Le Berre, le modèle de volière Natura Twin est un bon compromis entre ses aspirations et les contraintes de fourniture en poulettes. Cette volière est composée de deux rangées à deux niveaux, avec les lignes d’eau et d’aliment, qui sont reliées par un portique portant de chaque côté deux lignes de nids superposés, faciles d’accès pour les poules et l’éleveur via un couloir de circulation intérieur. Le dessous du portique est aussi accessible aux poules et à l’éleveur, tandis que le dessus est une aire de repos pourvue uniquement de perchoirs. La volière comprend 30 modules de 2,4 m de long correspondant à 600 poules par module. Lors des 10-15 jours suivant le transfert, les poules restent confinées dans le système pour s’y habituer : un filet tendu entre le plafond et le bas du système rend impossible l’accès au gisoir sur les côtés comme sous le portique. Pour améliorer le raclage des fientes au sol, le fabricant a mis au point un racleur avec une chaîne en mode aller et retour et une poulie à noix à chaque bout de ligne. Cela remplace le système des deux racleurs accouplés avec des câbles qui sautaient et des poulies qui se bloquaient. Le bâtiment (Dugué) est à ventilation statique avec des volets latéraux continus, insérés de fenêtres claires en Macrolon (non obscurcissables) et un lanterneau ascenseur régulé en deux zones. Quatre turbines en pignon complètent le dispositif. Avec un portique arrivant à 2,6 m, il fallait un bâtiment de grand volume, en l’occurrence 3,5 m de hauteur sur le côté pour obtenir un circuit d’air en adéquation.

Voir le diaporama complet de la visite sur www.reussir.fr/volailles en rubrique « Équipement ».

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