Une analyse du groupe de réflexion World Resources Institute (WRI) signale qu’un quart des cultures mondiales sont cultivées dans des zones où l’approvisionnement de l’eau est « fortement contraint » et/ou « très peu fiable ».
Le World Resources Institute (WRI), un groupe de réflexion américain centré sur des questions environnementales, a publié le 16 octobre une analyse des risques liés à la disponibilité de l’eau pour la production agricole et la sécurité alimentaire. Le rapport montre qu’un quart des cultures mondiales « sont cultivées dans des zones où l'approvisionnement en eau est fortement contraint » et/ou « très peu fiable ». Les causes ? Le changement climatique, ainsi que l’augmentation de la compétition autour de l’eau, indique le think-thank.
L’analyse de WRI, menée sur les données de sa nouvelle plateforme Aqueduct Food, renseigne aussi sur les cultures les plus vulnérables. 33 % des grandes cultures de riz, de blé et de maïs, « qui fournissent plus de la moitié des calories alimentaires mondiales », sont produites à partir d’approvisionnement en eau « fortement contraints » et « très variables ». Et 60 % des cultures irriguées, « qui représentent 34 % de la production mondiale totale en poids », sont vulnérables à une concurrence accrue pour les ressources en eau partagées.
Un problème « pour la sécurité alimentaire et pour l’économie »
Seulement 10 pays (Chine, Inde, États-Unis, Pakistan, Brésil, Égypte, Mexique, Vietnam, Indonésie et Thaïlande) concentrent 72 % des cultures irriguées. Les productions, souvent exportées, sont donc aussi dépendantes de l’accès à l’eau. Ce qui pose un problème « pour la sécurité alimentaire et pour l’économie », signale WRI. Le nombre de cultures pluviales menacées par la variabilité des précipitations devraient quant à elles augmenter de 40 % d’ici 2050.