En 2016 ils étaient 300 exploitants bios, en activité ou en conversion, en Lozère. Soit 15 % des exploitations du département. Un chiffre plutôt élevé lorsqu’on sait qu’à l’échelle nationale la production bio ne représente que 6,5 % des effectifs. Concrètement, en dix ans le nombre d’exploitations et la surface occupée en bio (36 000 hectares actuellement), ont été multipliés par quatre dans le département, avec une véritable accélération en 2016. Année extrêmement fructueuse avec 82 conversions – contre 46 en 2015 – et onze installations. Parmi ces nombreuses conversions, 23 l’ont été dans la filière bovin-lait. « Ce phénomène s’explique par le fait que deux entreprises, Sodiaal – qui collecte le lait bio pour la poudre de lait infantile – et Biolait, se sont mises à chercher de gros volumes, précise Maxime Colomb, conseiller spécialisé AB à la chambre d’agriculture de Lozère et animateur de l’association Lozère bio. D’un autre côté, 2016 a été marquée par une crise du lait conventionnel, tandis que les prix du lait bio étaient plutôt rémunérateurs : 460 € pour 1 000 litres. Forcément, ça a fait réfléchir les agriculteurs. Et cette production, plutôt timide jusqu’à présent en Lozère, s’est rattrapée l’année dernière. »
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