Un démarrage de ponte tardif parfois subi en poules pondeuses

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Les poules démarrant plus tard la ponte avaient un poids inférieur de 50 g à 20 semaines par rapport à celles de la catégorie précoce. Crédits : © A. Puybasset

À partir de la base de données Optiponte Pro, la firme services Provimi a comparé les performances de 242 lots de poules pondeuses plein air selon leur précocité. L'étude montre un impact important de l'effet saison sur le démarrage de la ponte. 

La précocité, c’est-à-dire l’âge auquel les poules pondeuses atteignent leur maturité sexuelle et démarrent la ponte, n’est pas toujours maîtrisée et un démarrage en ponte tardif peut être subi. 

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C’est en particulier le cas de lots mis en place en été et à l’automne, correspondant à une phase d’élevage des poulettes en période chaude de printemps et d’été. En cause, un poids insuffisant des poules à l’arrivée en bâtiment de ponte. C’est ce qu’a montré une étude de Provimi réalisée à partir de la base de données Optiponte Pro. Elle a comparé les performances de 242 lots de poules pondeuses plein air et Label rouge (code 1) selon deux catégories : « précoce » correspondant aux lots dont le taux de ponte était supérieur à 55 % à 20 semaines et « tardive », les lots ayant moins de 30 % de taux de ponte au même âge. Les poules de catégorie précoce étaient 50 g plus lourdes à 20 semaines que celles de la classe tardive, soit 1680 g et 1630 g respectivement. « Ce constat surprenant s’explique par l’effet saison, explique Alain Corniaux, de Provimi. Les lots transférés dans le bâtiment de ponte en été et à l’automne sont surreprésentés dans la classe 'tardive'. N’ayant pas un poids suffisant, ces lots ont démarré la ponte plus tard, malgré un âge au transfert équivalent. L’adaptation du programme alimentaire a aidé à rattraper le manque de poids, l’écart se limitant à 20 g à 25 semaines. »

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Alain Corniaux, chef produit volailles de Provimi : « L’étude montre un effet saison sur la précocité et souligne l’importance d’avoir des poules au poids et bien conformées au transfert. » © A. Puybasset

L’étude confirme par ailleurs l’impact de la précocité sur la plupart des critères de performance de ponte. Démarrant leur pic de ponte plus tôt, les poules de la catégorie précoce gardent leur avance en nombre d’œufs par poule jusqu’à 65 semaines (285 œufs par poule, soit 10 de plus que la classe tardive). L’écart s’estompe à 70 semaines. « Les œufs de début de ponte de poules précoces sont plus petits et leur valorisation n’est pas la même que celle de poules tardives », tempère Alain Corniaux. « Pour un lot tardif, il est très difficile de rattraper le nombre d’œufs 'perdus' au départ si la réforme a lieu avant 80-85 semaines. Il est donc important de connaître les objectifs et l’âge de la réforme dès la préparation des poulettes. » Concernant le calibre, les œufs de lots tardifs ont un poids supérieur de 1 g en moyenne à 65 semaines. La viabilité est plus élevée pour les lots tardifs, avec un écart supérieur à 2 % après 40 semaines.

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