Approvisionnement Un accès à la ressource à davantage sécuriser

- - 3 min
Olivier Wajnsztok, directeur associé fondateur d’Agile Buyer. Crédits : © DR

Sécuriser l’amont, nouer des liens forts avec ses fournisseurs ou s’approvisionner plus localement, telles sont les priorités des métiers d’achats, exacerbées par la crise sanitaire, selon le cabinet de conseil Agile Buyer.

Alors que les directions achats (tous secteurs confondus) délèguent de plus en plus de leurs activités à leurs fournisseurs depuis une trentaine d’années, la crise sanitaire liée à l’épidémie de coronavirus a mis à rude épreuve les chaînes d’approvisionnement et les relations acheteur-fournisseur. Dans sa nouvelle étude, la société de conseil spécialisée en achats opérationnels Agile Buyer met en lumière les tendances et priorités des départements achats qui devraient se développer à l’avenir.

La sécurisation des approvisionnements, qui dépend fortement de la gestion des relations acheteur-fournisseur, devient et deviendra un point crucial pour les entreprises. « Il faut être sûr », commente Olivier Wajnsztok, directeur associé fondateur d’Agile Buyer, qui souligne la nécessité d’entretenir une relation de confiance et de long terme avec ses partenaires. La crise engendrée par le Covid-19 l’a mis en lumière : « Dans la distribution, ceux qui ont gagné sont ceux qui n’ont pas eu de ruptures », poursuit-il.

Ceux qui ont gagné sont ceux qui n'ont pas eu de ruptures

À l’avenir, les relations acheteur-fournisseur devraient ainsi gagner en maturité même si les situations de rapport de force perdurent. « Il faut apprendre à travailler avec », commente Olivier Wajnsztok.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

distribution
Suivi
Suivre

Par ailleurs, si la pression sur les coûts reste forte pour les grandes directions achat, elle l’est de moins en moins et la logique de réduction des prix disparaît peu à peu au profit de celle de la création de valeur ajoutée, selon Agile Buyer. « On vend bien un produit innovant et différenciant, et c’est particulièrement vrai pour l’agroalimentaire », atteste-t-il.

La relocalisation progressera

Même si certaines matières premières ne peuvent être produites dans l’hexagone, la volonté de relocaliser ses achats, en France et en Europe, progresse et est gage de sécurité pour 92 % des entreprises interrogées, révèle l’étude. « Pour le made in France, le coût est rarement le problème », analyse Olivier Wajnsztok. Avec l’engouement que suscitent les produits locaux chez les consommateurs, l’approvisionnement de proximité devrait ainsi avoir de beaux jours devant lui, d’autant plus qu’il permet, selon le cabinet, aux entreprises de dégager des marges supérieures.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires