Les ministres des affaires étrangères des quatre pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay) doivent rencontrer le 30 janvier à Bruxelles les commissaires européens au commerce et à l’agriculture, Cecilia Malmström et Phil Hogan, pour tenter d’« ouvrir la voie à d’éventuelles avancées » dans leurs négociations de libre-échange, selon les termes d’un porte-parole de la Commission. Un accord politique à ce stade est peu probable, l’exécutif européen étant toutefois déterminé à y parvenir début 2018 car il craint que la fenêtre d’opportunité ne se referme vite, avec des élections présidentielles au Brésil prévues en octobre 2018.
Produits sensibles et intérêts offensifs européens Le niveau des concessions que pourrait accepter l’UE, notamment pour l’accès à son marché de produits agricoles sensibles, bœuf et éthanol en premier lieu, dépendra de la réponse que le Mercosur apportera à ses demandes concernant surtout les marchés publics, la protection des investissements, les services, les affaires maritimes, les normes automobiles et les exportations de produits laitiers. Par ailleurs, la protection des indications géographiques européennes s’avère problématique pour 42 dénominations.
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