Cotidienne du 27 octobre 2020
Tendance Céréales/Oléagineux du 26 octobre : pandémie de Covid-19, pluies aux Etats-Unis et en Russie pèsent sur les cours des céréales, léger repli des cours du colza dans le sillage du pétrole
Les cours des céréales à paille ont nettement reculé, lundi 26 octobre, sur leur marché physique respectif, dans le sillage des contrats Blé sur les marchés à terme de Chicago (CBOT) et de Paris (Euronext). La baisse des cours intervient dans un climat d'amélioration des conditions de culture en Russie et aux Etats-Unis, avec des pluies attendues dans certaines zones de production qui seront favorables aux cultures de blé. Les prix sur le marché français du blé tendre et de l'orge fourragère ont ainsi perdu plusieurs euros la tonne dans de nombreuses régions. Le climat d'incertitude économique actuel, avec une recrudescence des cas de covid-19 en France et dans le monde, explique également ce repli des prix des céréales.
Les cours du maïs ont suivi le même mouvement baissier en sympathie et sur fond de mauvaise performance à Wall Street (liée aux mauvais indicateurs économiques portés par la pandémie de Covid-19 qui se poursuit), pesant sur le contrat à terme du CBOT.
Côtés fondamentaux, on notera que la Commission européenne a estimé en net retrait le rendement moyen de l'UE en maïs grain pour 2020 à 7,42 t/ha, contre 7,83 t/ha estimé en septembre.
Sur le marché mondial, l'Egypte a acheté 165 000 t de blé russe à charger entre le 1er et le 20 décembre (278,54 $/t CAF).
Les cours du colza ont cédé un peu de terrain entre les séances du 23 et du 26 octobre sur Euronext et le marché physique français, compte tenu de l’effritement de ceux du canola à Winnipeg et de ceux du pétrole à New York et Londres.
La hausse attendue de la production Libyenne de pétrole a constitué le principal élément baissier concernant les marchés à terme anglo-saxons. Ajoutons à cela les craintes quant à la deuxième vague de Covid-19 dans le monde.
Concernant le canola canadien, le repli des cours est attribué à des opérations de ventes techniques sur le marché à terme de Winnipeg. Le marché est très acheteur, et des opérateurs ont procédé à des ventes techniques.
En soja, une certaine volatilité a été observée sur le marché à terme de Chicago, mais les cours ont terminé la séance d’hier en hausse. En début de journée, les prix reculaient de manière significative, conséquence d’opération de ventes techniques, correspondant à des prises de profits, les cours ayant atteint un haut niveau. Les quelques pluies tombées récemment au Brésil ont également pesé. Dans le pays, les semis ont pu avancer, effectués à 23 % la semaine passée (soit 5,6 Mha), contre 8 % lors de la semaine précédente, compte tenu des pluies, selon l’analyste AgRural. Puis, les prix ont rebondi, suite à l’annonce de l’USDA d’une vente de 120 700 t à destination inconnue, pour livraison sur 2020/2021. Les chargements à l’export se sont élevés à un peu plus de 2,6 Mt la semaine précédente, contre un peu plus de 2,17 Mt la semaine antérieure. Enfin, il reste à savoir si les pluies au Brésil seront suffisantes pour vraiment soulager les cultures. Notons que l’USDA estime la récolte de soja états-unienne achevée à 83 % lors de la semaine se terminant le 25 octobre, contre 75 % la semaine précédente.
En tournesol, le média APK-Inform indique que les usines de trituration ukrainiennes sont à court de graines de tournesol. L’association ukrainienne des producteurs d’huile de tournesol a indiqué au média s’attendre à une récolte ukrainienne de graine de tournesol à 14 Mt cette année, contre 15,3 Mt l’an dernier, mais d’autres analystes tablent sur 12 Mt. Les exportations d’huile de tournesol sont attendues à 5,6 Mt sur 2020/2021 (septembre 2020-août 2021), contre 6,6 Mt l’an dernier à pareille époque, d’après la même organisation.
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