Cotidienne du 14 octobre 2020
Tendance Céréales/Oléagineux du 13 octobre : le blé tendre dopé par l'appel d'offres algérien, appréciation du colza dans le sillage du soja et du pétrole
Les cours céréales français ont, de nouveau, affiché une progression sur le marché à terme Euronext, mardi 13 octobre, entraînant avec eux les prix sur les marchés physiques du blé tendre, de l'orge fourragère et du maïs. Le blé a, notamment, été dopé par le dernier appel d'offres de l'Algérie qui, même s'il ouvre la possibilité aux blés issus de la zone mer Noire d'accéder à ce débouché traditionnel de la France, reste une opportunité pour l'origine hexagonale. De nombreuses sources du marché estiment que le blé français conserve de bonnes chances d'intégrer cet achat, les volumes hexagonaux étant compétitifs actuellement, contrairement aux productions russes. Par ailleurs, les conditions météorologiques, sécheresse en Russie notamment, continuent de soutenir les prix du blé.
A Chicago, le contrat Maïs a clôturé en hausse, contrairement au contrat Blé plus stable.
Les cours du maïs français ont, quant à eux, trouvé du soutien à Chicago. En France, il bénéficie d'une bonne demande et d'une offre limitée. Notons que les pluies ralentissent les travaux de récolte en France. C'est également le cas en Ukraine où 33 % des surfaces (1,5 Mha) étaient moissonnées au 13 octobre, pour un volume de 8,4 Mt.
Côtés fondamentaux, au 1er octobre, Agreste estime la production 2020/2021 de blé tendre à 29,2 Mt (29,5 Mt le mois dernier), et celle d'orge à 10,5 Mt (11 Mt)), soit des retraits respectifs de 26,2 % et 23,3 % par rapport à l'an dernier. En maïs, les services statistiques du ministère attendent une récolte de 13,5 Mt (14,1 Mt en septembre), soit une hausse de 6 % par rapport à l'an dernier.
Les prix du colza ont gagné du terrain entre les séances du 12 et du 13 octobre sur Euronext et le marché physique français, compte tenu de la hausse de ceux du soja à Chicago et du pétrole à New York et Londres.
En soja, après avoir vendu, les fonds d'investissement se sont, de nouveau, repositionnés à la vente à Chicago, soutenant les prix. Autre élément haussier, le semis ne seraient achevés qu’à hauteur de 3% dans le Mato Grosso au Brésil, un plus bas depuis dix ans, et contre 19 % l’an dernier à pareille époque. Si les semis brésiliens ont du retard, les récoltes pourraient en avoir aussi, susceptible de générer une certaine tension sur le marché lors du premier trimestre 2021. Néanmoins, des pluies sont attendues dans les prochains jours au Brésil, qui pourraient améliorer la situation. Signalons également qu’une grève des salariés du secteur de la filière oléagineuse en Argentine a commencé le 13 octobre. Par ailleurs, la récolte états-unienne de soja est avancée à 61 % selon l’USDA lors de la semaine s’achevant le 11 octobre, alors que le marché s’attendait davantage à un chiffre autour des 55 %. L’an dernier à pareille époque, les moissons étaient réalisées à 23 % seulement.
En pétrole, la hausse des cours à New York et Londres est liée aux résultats économiques rassurants, émanant de la Chine.
Agreste n’a guère changé ses estimations concernant la récolte française de colza 2020 entre septembre et octobre, la maintenant à 3,27 Mt.
En tournesol, les cotations sont une nouvelle fois en hausse, compte tenu de la baisse de la production française. Agreste l’a revue à la baisse entre septembre et octobre, passant de 1,74 Mt à 1,655 Mt, compte tenu d’un rendement moyen national passant de 22,3 q/ha à 21,4 q/ha.
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