Depuis le 5 novembre, le ministère de l’Agriculture a ouvert un appel à projets 2025-2026 « vers la stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat » (Snanc). Les candidats ont jusqu’au 23 décembre pour y répondre.
Depuis 2014, dans le cadre du Programme national pour l’alimentation (PNA), le ministère de l’Agriculture lance chaque année un appel à projets national en partenariat avec le ministère de la Santé, le ministère du Travail et des Solidarités et l'Agence de la transition écologique (Ademe). Selon eux, l’édition 2025-2026 ouverte depuis le 5 novembre poursuivra le soutien à l’émergence de nouveaux projets alimentaires territoriaux (PAT) et au déploiement de projets fédérateurs, « exemplaires ou innovants à l’échelle nationale ou interrégionale visant une alimentation plus durable, de qualité, favorable à la santé et accessible à tous ».
Ce nouvel appel à projets national est doté d'une enveloppe globale de l’ordre de 1,7 million d'euros comprend trois volets. Le premier a trait à la déclinaison territoriale de la Snanc, en soutien aux PAT émergents. La sélection des nouveaux PAT sera exigeante « notamment sur la prise en compte de tous les objectifs fixés par la loi, sur l’approche systémique des enjeux du territoire et sur la cohérence avec les PAT déjà en place sur le territoire. Une priorité sera donnée aux territoires qui ne sont pas encore couverts par un PAT » explique le ministère de l’Agriculture.
Développer les actions innovantes et essaimer les démarches exemplaires
Le deuxième volet concerne le développement d’actions innovantes : « le caractère particulièrement innovant à l’échelle nationale et le potentiel d’essaimage à terme à l’échelle nationale ou interrégionale de la démarche devront être démontrés » précise le ministère. Le troisième et dernier volet se réfère à l’essaimage à grande échelle de démarches exemplaires : « les projets devront s’appuyer sur des initiatives ayant fait la preuve de leur intérêt et de leur efficacité et ils devront être déployés à une échelle nationale ou interrégionale » spécifie le ministère.
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Un cahier des charges avec des publics prioritaires
Les projets des volets 2 et 3 devront être d’envergure nationale, ou couvrir au moins deux régions, et concerner un vaste réseau d’acteurs de natures différentes. Ils devront porter sur un ou plusieurs des enjeux et des publics prioritaires décrits dans le cahier des charges :
Accompagner/outiller, former/éduquer et appuyer les établissements et services sociaux et médico-sociaux ainsi que les établissements de la petite enfance, encore peu engagés dans la mise en œuvre de la loi EGalim et prioritaires pour la politique de la santé et de la lutte contre la pauvreté, vers l'amélioration de l'offre alimentaire dans toutes ses composantes ;
Mobiliser les acteurs économiques (producteurs, industrie agro-alimentaire, logistique, distribution, restauration commerciale, etc.), peu investis jusqu’à présent dans les démarches collectives de territoire, vers une alimentation plus durable, de qualité, favorable à la santé et accessible à tous, en accompagnant et en favorisant leur inclusion dans les démarches de structuration/coopération des filières territoriales, notamment dans le cadre des PAT ;
Faire évoluer l’environnement alimentaire des publics les plus vulnérables ou précaires, en particulier au sein des populations étudiantes et des populations des régions d’outre-mer, et informer, sensibiliser et accompagner vers une alimentation durable, de qualité et favorable à la santé.