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Solidarité Paysans Auvergne : 331 agriculteurs accompagnés en 2025 face aux difficultés

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L'association a fait appel en 2025 à 4 élèves de BTS pour concevoir un livret d’accueil à destination des bénévoles. Solidarité Paysans recherche d'ailleurs des volontaires pour renforcer son équipe. Crédits : © M.Comte

En 2025, l’association Solidarité Paysans en Auvergne a accompagné 270 agriculteurs et agricultrices en difficulté, révélant des défis persistants mais aussi des succès dans la préservation des exploitations.

En 2025, Solidarité Paysans en Auvergne (SPEA) a mené 270 accompagnements, touchant 331 personnes au total. 

Parmi elles, 38% étaient installées depuis moins de 10 ans, un chiffre qui interroge sur les vulnérabilités précoces des jeunes agriculteurs. Près de la moitié des personnes accompagnées avaient toutefois entre 40 et 54 ans, tandis que les femmes représentaient 28 % des accompagnements.

L’élevage, secteur dominant en Auvergne, représente 70 % des accompagnements, avec un impact marqué des épizooties récentes. Les surfaces des fermes accompagnées, en moyenne 56 hectares, sont proches de la moyenne régionale, mais 47 % d’entre elles ont moins de 50 hectares, révélant la fragilité des petites structures.

Les difficultés rencontrées par les exploitations accompagnées sont majoritairement liées à la conjoncture économique (61 % des interventions liées au traitement de la dette), aux événements climatiques (52 %), aux problèmes de santé (38%) et aux conflits familiaux et juridiques.

À lire aussi : « Sans solidarité, pas de Service de Remplacement », une association par et pour les agriculteurs

Un réseau solide pour une action renforcée

Nous avons une augmentation constante du nombre d'exploitations sociétaires en difficulté. Les raisons sont multiples, de l'économie à la mésentente entre associés, en passant par la technique et la maladie » souligne Georges David, coprésident de l'association. 

Les dossiers à suivre sont de ce fait de plus en plus complexes. 

Malgré tout, Solidarité Paysans a su adapter ses interventions, en combinant un soutien technique, humain, administratif et juridique. La centaine de bénévoles ainsi que les 7 salariés de l'association sont régulièrement formés, avec des sessions sur l’écoute active, la gestion des conflits, ou encore les risques psychosociaux.

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La formation régulière auprès de professionnels est essentielle pour donner le meilleur à la personne accompagnée mais aussi, pour nous bénévoles, acquérir de l'expérience. »

L'association a été reconnue en 2025 comme conciliateur de justice par le Tribunal Judiciaire de Clermont-Ferrand.

Elle s'attache cependant a renforcé davantage encore ses partenariats avec des acteurs locaux comme les Chambres d’Agriculture et les services de l’État. Plusieurs bénévoles ont d'ailleurs rejoint le réseau Sentinelles de la MSA Auvergne pour se former au repérage et à l’orientation des agriculteurs en situation de mal-être. 

L’association a bénéficié du soutien financier de nombreux partenaires, dont la Région Auvergne-Rhône-Alpes, l’ARS, la DRAAF, le Conseil Départemental du Puy-de-Dôme et du Cantal et des collectivités locales (17 communautés de communes et 43 communes), ainsi que de fondations et d'autres partenaires (Crédit Agricole, MSA Auvergne, Groupama...). 

Ces soutiens permettent de lutter contre l’isolement des agriculteurs, de renforcer la prévention des difficultés et d'assurer la gratuité de l'accompagnement.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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