Coralie Pireyre, coach et formatrice est intervenue au cours de l'AG de la MSA Auvergne pour "osez parler de bien-être".
Entre les aléas climatiques, les chargesadministratives et les incertitudeséconomiques, le bien-être des agriculteurs passe souvent après. Pourtant, c’est lui qui permet de traverser les épreuves et de continuer à aimer son métier. Lors d'une intervention d'à peine 20 minutes, Coralie Pireyre, coach et formatrice, est parvenue à renverser les biais que peut prendre notre esprit contre sa propre santé.
Le bien-être au travail est « la farine du gâteau, pas la cerise »
« On pense à la météo, aux mails, aux enfants… Le bien-être, on le met trop souvent de côté. Pourtant, comme la farine dans un gâteau, il est la base invisible qui permet de tenir sur la durée. »
Selon la coach, ce ne sont pas les difficultés qui épuisent, ni les tâchesphysiques mais « toutes ces pensées qui tournent dans la tête », souligne-t-elle.
« Notre cerveau retient trois fois plus les expériencesnégatives que les positives. »
Pour rééquilibrer le mental, Coralie Pireyre propose un exercice simple : chaque soir, penser à trois réussites, fierté ou joie de la journée, même minimes (un champ bien semé, un échange agréable, un café).
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« Au début, c’est difficile, mais après quelques jours, le cerveau s’habitue à repérer le positif », assure-t-elle.
Ruminer sur la météo ou les prix du marché, des domaines où aucune emprise n'est possible, use également le mental. Mieux vaut identifier sa « zone d’action » (choix techniques, anticipation...) et lâcher prise sur le reste. Une technique ? « Trois respirations profondes pour stopper la spirale du stress. »
Coralie Pireyre recommande également d'intégrer un grouped’agriculteurs. Au-delà de mutualiser du matériel ou défendre son métier, les cooprétives et syndicats permettent de briser l’isolement et prendre du recul.
Bien sûr, se sentir bien dans son métier ne supprime pas les difficultés, mais il change la façon de les vivre. « Comme ces singes piégés par une noix de coco remplie de riz : tant qu’ils serrent leur poing sur le grain, ils ne peuvent s’échapper et échapper au chasseur. Lâcher prise, c’est parfois la seule issue. »