L’inspection sanitaire en abattoir « est un maillon essentiel dans le dispositif de sécurité sanitaire de l’alimentation, dans la surveillance des maladies animales et dans le contrôle du respect des règles de bientraitance des animaux lors de leur abattage », écrit le conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER). Or il y a actuellement 150 postes d’auxiliaire officiels et 66 de vétérinaires officiels vacants, pour 1746 agents en poste. Les recrutements sont difficiles, comme la fidélisation, avec « une augmentation des démissions ou des mobilités rapides ».
Des services d'inspection surmenés, des risques réels
Le CGAAER rappelle que si les conditions de travail des agents des services vétérinaire ne leur permettent pas de réaliser leur mission correctement, les risques de retombées économiques et médiatiques y compris à l’international sont importants, ainsi que les risques de contentieux avec l’Union européenne pour non-respect de la réglementation.
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Le CGAAER a été missionné pour conduire des entretiens avec les parties prenantes, comparer la situation concernant le recrutement et la rémunération des agents des services d’inspection vétérinaire dans d’autres pays et étudier le recrutement des contractuels dans d’autres ministères.
Les pistes du CGAAER pour augmenter l’attractivité des métiers des services vétérinaires
Reconnaître la pénibilité du travail : pour que les agents puissent bénéficier d’un départ en retraite anticipé
Permettre l’accès aux postes de vétérinaires officiels contractuels en abattoirs à des vétérinaires étrangers ressortissants de l’Union européenne titulaires d’un diplôme d’un établissement l’enseignement vétérinaire accrédité d’un autre Etat membre.
Revaloriser rapidement le référentiel de rémunération des vétérinaires inspecteurs non titulaires à temps complet, pour que le salaire soit comparable à celui en cabinet.
Accroitre le nombre d’apprentis dans les services vétérinaires d’inspection
Dégager des budgets de communication à destination des candidats potentiels