Le ministre de l’Economie Nicolas Sarkozy a estimé que l’engagement des industriels et de la grande distribution de faire baisser les prix de 2 % en septembre et de 1 % supplémentaire le 1er janvier 2004 allait rendre aux consommateurs «
l’équivalent d’une année d’inflation ». «
Cet accord est une chance, car pour une fois en France, on essaie d’avancer ensemble sans désigner des adversaires », a-t-il affirmé. «
Cela fait des années que ceux qui étaient autour de la table ne se parlaient pas, que les prix augmentent, que les petits commerces de centre-ville disparaissent et que les producteurs agricoles à juste titre se sentent menacés », a-t-il rappelé lors des questions au gouvernement. Parmi les avancées apportées par cet accord, le ministre a relevé la reconnaissance «
par tous les acteurs que les prix agricoles devaient être définis selon des règles spécifiques qui ne peuvent pas être simplement les règles de la concurrence». M. Sarkozy a relevé qu’avec le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, il avait été défini et proposé un plan «
sans précédent » pour le petit commerce de centre-ville, de proximité et de ruralité «
qui se traduit par 42 % d’augmentation du FISAC» (Fonds d’intervention pour la sauvegarde de l’artisanat et du commerce) et par des exonérations fiscales pour la vente de fonds de commerce. Il a enfin noté que des places supplémentaires seraient octroyées aux PME-PMI dans les linéaires. «
Cet accord est un début. La commission (présidée par le président de la Cour de Cassation Guy) Canivet fera des propositions au mois de novembre », a conclu le ministre.
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