La filière œuf souhaite que l’état soit plus actif dans la prévention des contaminations d’élevages aux salmonelles et déploie une aide à la vaccination.
Sécurité sanitaire et préservation du potentiel de production, l’action contre les salmonelles s’inscrit effectivement dans le plan 2030 de la filière œufs. « Le taux de contamination des élevages français par les salmonelles plafonne, à 2,5 %, on n’arrive plus à le faire baisser » explique Yves-Marie Beaudet, le président du CNPO lors de la présentation de ce plan.
C’est pourquoi il demande « un accompagnement de l’état pour déployer la vaccination, car c’est une prévention qui préserve le cheptel et l’économie », continue-t-il en citant l’exemple de la grippe aviaire « 100 millions d’euros de dépensés pour le vaccin en 2023/24 contre plus d’un milliard en indemnisation un an plus tôt ». Lorsqu’un foyer de salmonelles est trouvé en élevage, l’éleveur est aujourd’hui indemnisé à l’abattage des poules. « Les pays qui le pratiquent voient leur taux de contamination passer à 1 % » décrit le président. Ce vaccin est utilisé en Allemagne, Pologne, Italie et de nombreux pays nordiques nous précise-t-on au CNPO. Le coût est de l’ordre de 25 centimes pas poules. La filière attend une mobilisation de l’état, « d’autant plus que la mise en place de vaccin peut être cofinancée par l’UE » appuie Yves-Marie Beaudet.
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