Les cours du colza ont cédé du terrain sur Euronext et, par ricochet ,le marché physique français entre les 11 et 14 mars, compte tenu de l'effritement de ceux du pétrole à New York et Londres, du soja à Chicago et de l'huile de palme à Kuala Lumpur. En revanche, les prix de la graine de colza européenne ont légèrement monté sur la nouvelle campagne.
En soja, la baisse des prix à Chicago est notamment liée aux inspections à l'export états-unienne en baisse par rapport à la semaine antérieure, à seulement 772 719 t. L'Argentine a annoncé de nouvelles restrictions sur les exportations de tourteaux et d'huile de soja, déclenchant l'ire de la filière locale. Il se pourrait que ces restrictions soient de courte durée.
L'analyste AgRural estime la récolte brésilienne de soja effectuée à hauteur de 64 % au 14 mars, contre 46 % l'an dernier à pareille époque.
Concernant le pétrole, l'effritement des cours à New York et Londres se justifie par le ralentissement de la croissance chinoise.
Demande chinoise en berne
Du côté de l'huile de palme, le repli des prix à Kuala Lumpur s'explique par des ventes techniques sur le marché à terme, mais aussi par la baisse de la demande chinoise, sachant que des épisodes de confinement ont été rapportés, suite à une nouvelle expansion de la Covid-19. En Inde, l'association des extracteurs de solvants a indiqué un repli de 18 % des importations d'huile de palme et de 50 % de celles d'huile de tournesol entre janvier et février.
En tournesol, les cotations sur le marché physique français sont reconduites. Selon l’analyste APK Inform, une baisse des assolements de tournesol en Ukraine de 35 % par rapport à 2021 est attendue en raison du conflit armé avec la Russie. Les agriculteurs manquent de main d’œuvre, de fuel, de machines et d’intrants (fertilisants, semences, etc.), rappelle l’analyste.
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