Les prix du colza sur Euronext et le marché physique français ont encore grimpé entre les 13 et 14 avril, compte tenu de la hausse de ceux du pétrole à New York et Londres, de l'huile de palme à Kuala Lumpur et du canola à Winnipeg. Rappelons qu'Euronext sera clos aujourd'hui et lundi 18 avril. Chicago ne sera clos que ce vendredi 15 avril.
Du côté du pétrole, la hausse des prix est à mettre sur le compte d'un hypothétique embargo européen sur le pétrole russe.
Du côté de l'huile de palme, la progression des cours est justifiée par la tension régnant sur le marché des huiles en général, compte tenu de la guerre en Ukraine, alors que le pays est le principal exportateur mondial d'huile de tournesol. Néanmoins, la production de palme rebondit en Asie du Sud-Est, en pleine saison de production.
En canola, des achats techniques sont à l'origine de la hausse des prix à Winnipeg.
Achat chinois de soja états-unien
En soja, les cours ont évalué en ordre dispersé : plutôt en hausse sur le rapproché, et en baisse sur l'éloigné. L'annonce de l'USDA de l'achat chinois de 132 000 t de graine de soja états-unien, pour une livraison sur 2021-2022, a constitué un premier élément haussier. La grève des transporteurs en Argentine en a constitué un deuxième, bien qu'elle ait pris fin aujourd'hui, rapporte Reuters.
Toutefois, le temps frais aux États-Unis ralentit les semis de maïs, ce qui pourrait inciter certains "farmers" à se tourner davantage vers le soja, pesant sur les cours à long terme.
L'USDA estime les ventes extérieures de soja à un peu plus de 1 Mt la semaine passée.
Les cours du tournesol sur le marché physique français ont eux aussi grimpé, à l'image du colza et des huiles.
L'UFS (Union française des semenciers) a indiqué que les agriculteurs ukrainiens sont couverts à hauteur de 90 % en semences de tournesol à fin mars, selon une enquête auprès d’opérateurs locaux. Mais la chute attendue de la production de l'Ukraine pourrait engendrer un manque de semences lors des deux prochaines années, d'après la même source. De plus, le fait que les surfaces de tournesol devraient progresser significativement dans l'Hexagone, la demande intérieure en semences françaises pourrait aspirer une partie de celles usuellement destinées à l'export, incluant l'Ukraine. Les assolements français de semences de tournesol sont attendus en 2022 à 16 000-16 500 ha, contre 18 000-19 000 ha quelques semaines auparavant, a par ailleurs indiqué l'UFS.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.