Les cours des principaux contrats à terme en blé étaient à nouveau en baisse ce mercredi 24 mai 2023, tant à Chicago que sur Euronext, toutes échéances confondues (entre -10 et -16 cts$/boisseau et entre -2,25 et -4,5 €/t, respectivement). A 221 €/t, le prix du blé échéance septembre a atteint un plus bas depuis deux ans en Europe. Ceux du maïs étaient plutôt en hausse sur le CBOT, au moins jusqu’en juillet 2024 alors qu’ils étaient contrastés en Europe : en baisse sur les échéances allant d’août 2023 à mars 2024, en hausse très modéré ensuite. Les fonds étaient net vendeur en blé pour 6 500 lots et net acheteur en maïs pour 3 500 lots. Sur les marchés physiques hexagonaux, les prix du blé tendre, de l'orge fourragère, du maïs et du blé dur sont repartis à la baisse sur le marché physique français.
Dans le nouveau rapport hebdomadaire de positions des traders d’Euronext, au vendredi 19 mai et par rapport à la semaine précédente, les opérateurs financiers ont augmenté leur position nette courte sur le blé (d’environ 8 200 lots à environ 81 700 lots) et ont légèrement augmenté leur position nette courte sur le maïs (d’environ 400 lots à environ 3 600 lots).
Au 19 mai 2023, la production hebdomadaire d’éthanol états-unien a baissé à 983 000 barils par jour (bbl/j), soit -4 000 bbl/j par rapport à la semaine précédente, et les stocks cumulés ont baissé à 22,041 millions de barils (Mbbl), soit -1,15 Mbbl comparé à la semaine précédente.
Les effets positifs de la séance de la veille s’étant estompés, les cours du blé à Chicago ont retrouvé le chemin baissier des derniers jours. Euro en retrait par rapport au dollar et au rouble, pétrole en hausse, prises de profits, faible demande en origine états-unienne sur la scène internationale et offre mondiale suffisante pesaient sur les activités de marché. La perspective actuelle de bonnes récoltes dans l’hémisphère nord rassure pour le moment le marché, tout comme les conditions climatiques actuelles sur le Vieux Continent et en Russie. Seul le maïs CBOT progressait sur le court terme, évoluant en symbiose avec les cours du pétrole mais aussi au regard des conditions de culture aux Etats-Unis et au Brésil (seconde récolte).
Actuellement, la Chine achète peu de maïs à l’international, préférant utiliser du blé peu cher pour son immense marché d’alimentation animale.
Fondamentaux
Brésil, maïs, production : Agroconsult augmente sa prévision de seconde récolte pour 2022-2023 à 102,4 Mt (+ 5,2 Mt) ;
Russie, blé, production : Ikar augmente sa prévision pour 2023-2024 à 86 Mt (+ 2 Mt) et prévoit des exportations à 44 Mt ;
Russie, blé, production : Agritel/Argus prévoit également une production autour des 86 Mt.
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