Blé tendre, orge fourragère dans son sillage, et maïs hexagonaux ont tous affiché des cours en retrait sur leur marché physique respectif à l’approche du week-end pascal.
L’évolution de l’euro face au dollar, au-delà de 1,090 $, continue de limiter la compétitivité des grains issus de l’Union européenne. Pour preuve encore, le nouvel achat du Gasc égyptien de 600 000 t, en totalité d’origine russe au prix avoisinant les 275 $/t FOB. Un élément supplémentaire qui est venu peser sur les cours du blé français.
Par ailleurs, l’importance des volumes de céréales ukrainiennes dans l’Union européenne (notamment dans l’Est), et la potentielle reconduction par la Commission européenne de la suppression des droits de douane et contingent tarifaire sur les productions cultivées en Ukraine, pèse lourdement sur les cours des céréales.
Outre Atlantique, le contrat Maïs était confronté à de bons chiffres de ventes à l’export, d’un côté, et, de l’autre, à une amélioration attendue des conditions de culture dans la Corn Belt. Finalement, comme pour le blé, le contrat Maïs sur le marché à terme de Chicago (CBOT) a clôturé sur une note baissière.
Notons que le marché à terme Euronext sera fermé ce vendredi et lundi en raison des fêtes de Pâques. De son côté, le CBOT, inactif également ce vendredi, rouvrira dans la nuit de dimanche à lundi.
Marchés physiques français du 6 avril 2023 (base juillet pour les céréales)
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