Les cours des céréales françaises n’ont que très peu évolué entre le 5 et le 6 octobre, affichant une tendance stable à baissière. Le blé trouve peu d’élément de soutien actuellement avec des disponibilités abondantes dans l’hémisphère nord, et une concurrence russe très compétitive. On notera que le Maroc devrait subventionner d’importants volumes d’achat de blé. La France pourrait participer à cet approvisionnement à hauteur de 2,5 Mt cette année, sachant que des volumes y ont déjà été vendus.
Outre-Atlantique, les contrats blé et maïs sur le marché à terme de Chicago ont également observé un retrait, suite à la prise de bénéfices des opérateurs avant le week-end, notamment. Les cours s’affichaient en hausse ce matin sur le CBOT.
Côté conditions climatiques, si les semis de céréales à paille ont débuté sur le territoire hexagonal et que la moisson se poursuit concernant le maïs (avancée à 27 % au 2 octobre selon FranceAgriMer), des inquiétudes se font de plus en plus sentir pour la production de blé notamment dans l’hémisphère sud, avec de nouveau le spectre de la sécheresse en Australie qui a connu le mois de septembre le plus sec de son histoire.
L’euro progressait à 1,059 dollar ce vendredi, pesant sur la compétitivité des productions agricoles issues de l’Union européenne sur le marché international. Pour autant, la devise européenne s’affiche dans le rouge ce matin, autour de 1,053 $.
Marchés physiques français du 6 octobre 2023 (base juillet pour les céréales)
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