Les prix des principaux contrats à terme en blé et en maïs ont cédé un peu de terrain le vendredi 10 novembre 2023, tant sur le CBOT que sur Euronext et pour toutes les échéances. La baisse était un peu plus prononcée en blé états-unien avec des retraits égaux ou supérieurs à 7 cts$/boisseau sur toutes les échéances à partir de mars 2024. Sur les marchés physiques hexagonaux, les prix en blé tendre, maïs et orge fourragère étaient en baisse alors qu’ils étaient stables en blé dur.
En blé tendre, le rapport de l’USDA paru jeudi 9 novembre a continué de peser sur le marché (production états-unienne record et stocks de fin de campagne nationaux revus à la hausse) comme la toujours très bonne compétitivité des origines mer Noire. Il existerait cependant un léger mouvement de rétention de la part des producteurs ukrainiens, insatisfaits par le niveau des prix actuels en blé meunier et qui préféreraient vendre du blé fourrager. Les exportations états-uniennes restent décevantes également. Autres sujets de préoccupation pour les opérateurs, la météo brésilienne, plutôt défavorable, mais aussi les semis en Europe et en France en particulier. Pour cette dernière, certains producteurs commencent à se poser la question de savoir s’ils auront le temps de planter les volumes de graines envisagés avant le 15 décembre, alors que les niveaux de précipitations contrarient fortement, voire interdisent, l’entrée dans les champs.
En maïs, le rapport Wasde de l’USDA a également revu à la hausse les stocks de fin de campagne pour les Etats-Unis et prévoit une récolte record. Conséquence, ces deux annonces orientaient les cours à la baisse, tant en Europe qu’outre-Atlantique (pratiquement à son plus bas niveau depuis trois ans).
Côté macroéconomie, les prix du pétrole ont eu tendance à remonter vendredi, alors qu’ils étaient plutôt en baisse depuis quelques temps : les incertitudes nées du conflit entre le Hamas et Israël et celles autour de futures annonces de baisse de la production de pétrole par l’Opep et ses partenaires pèsent sur le marché. L’euro demeure au-dessus du niveau de 1,07 $ alors que le président de la Banque centrale états-unienne (FED) a bien fait comprendre aux marchés, qui globalement anticipent des baisses de taux en 2024, qu’il n’hésiterait pas à remonter lesdits taux, si nécessaire, en cas de persistance ou d’une hausse de l’inflation.
Fondamentaux
Ukraine, céréales, moissons : 51,2 Mt récoltées au 10 novembre (source : UkrAgroConsult).
Marchés physiques français du 10 novembre 2023 (base juillet pour les céréales)
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