Les cours des principaux contrats Blé et Maïs ont nettement augmenté vendredi 12 novembre 2021, tant à Chicago sur le CBOT qu’en Europe sur Euronext. La hausse était plus vive en maïs (avec une progression sur toutes les échéances, rapprochées comme éloignées et supérieure à 4 €/t en Europe jusqu’en août 2022) qu’en blé (progression de toutes les échéances jusqu’en juillet 2023 à Chicago et jusqu’en décembre 2023 en Europe). Sur les marchés physiques hexagonaux, les prix du blé tendre, du blé dur et de l’orge fourragère sont restés stables alors que ceux du maïs progressaient.
Selon les analystes de marché, c’est la hausse des cours du soja qui a tiré l’ensemble des contrats de produits agricoles végétaux ainsi que des achats opérés par des fonds d’investissement dans un contexte d’inflation des matières premières. En ce qui concerne le blé en particulier, le fait que la Russie envisage de mettre en place des quotas à l’exportation début 2022 et des problèmes de qualité rapportés sur différents blés origine Europe ont aussi tiré les cours vers le haut. On constate également, et à nouveau, un début de sécheresse sur les plaines nord-américaines.
Production record attendue au Brésil
Jeudi 11 novembre, l’Institut national des statistiques du Brésil (IBGE) a annoncé que le pays devrait atteindre une production record en matière de céréales et oléagineux en 2022, avec une possible récolte à 270,7 Mt tout confondu (+ 19,5 Mt ou + 7,8 % par rapport à 2021). Ce résultat exceptionnel serait possible, notamment, grâce à une augmentation de la production de maïs, selon l’IBGE. Par ailleurs, le Brésil a également annoncé qu’il autorisait désormais l’importation de farine de blé OGM (développé en Argentine) mais les observateurs locaux estiment que les ventes ne devraient pas rapidement décoller en raison de l’opposition des meuniers et des consommateurs brésiliens à ce type de produit.
Les travaux de semis en Amérique du Sud se poursuivent dans des conditions météo favorables, avec des pluies bénéfiques permettant de bonnes conditions hydriques pour le début du cycle de développement des plantes, notamment en maïs. Au 7 novembre dernier et d'après des analystes locaux, les travaux de semis du maïs au Brésil étaient réalisés sur 75 % des surfaces prévues (contre 68 % l’année dernière à la même date). Mais attention, les semis effectuées fin août début septembre arrivent au stade pollinisation et pourraient souffrir d’une certaine sécheresse. En Argentine, les travaux de semis du maïs étaient réalisés sur 28,4 % des surfaces prévues (31 % l’année dernière passée à date).
Côté commerce international, la Russie a encore relevé ses taxes à l’exportation pour la semaine du 17 au 23 novembre pour le blé (77,1 $/t, + 7,2$/t), pour l’orge (66 $/t, +11,2 $/t) et pour le maïs (62,9 $/t, + 12,8 $/t).
Les dernières ventes à l’exportation de l’USDA sont ressorties à 308 400 t, dans les attentes des analystes, pour le blé et à 1 064 800 t, également dans les attentes, pour le maïs.
L’OAIC en Algérie a annoncé avoir relevé le seuil de tolérance de la présence d’insectes dans les blés, de 0,5 % à 1 %.
L’Irak s’apprête à importer 500 000 t de blé en décembre d’après le ministère du Commerce du pays.
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