Après deux séances baissières de la monnaie européenne face au dollar états-unien, l’euro évoluant autour de 1,08 US$ ce matin, les prix du blé tendre hexagonal, et de l’orge fourragère en sympathie, ont pu résister au mouvement baissier du blé observé outre-Atlantique sur le CBOT à Chicago, et marquer une progression dans le sillage du contrat blé sur Euronext.
Côtés fondamentaux, on notera que les producteurs ukrainiens auraient engrangé, au titre de la récolte 2022, un volume de 20,2 Mt de blé et 5,8 Mt d’orge, contre respectivement 32,2 Mt et 9,4 Mt en 2021, selon le ministre de l’Agriculture de l’Ukraine. Par ailleurs, la production russe de blé 2023 est toujours attendue à 86 Mt par la société SovEcon.
Les cours du maïs ont également observé une progression sur le marché physique français, à l’image du contrat maïs sur Euronext.
Les opérateurs seront attentifs à la parution d’un rapport du département états-unien à l’Agriculture (USDA), prévu en milieu de semaine.
Enfin, l’indice des prix des produits alimentaires de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a légèrement reculé en janvier, à 131,2 points, soit un retrait de 1,1 point par rapport au mois de décembre. Si les céréales sont demeurées assez stables à 147,4 points, ce sont surtout les huiles, en retrait de 4,2 points, à 140,4 points qui a pesé sur l’indice en ce début d’année.
Sur la scène internationale, on notera l’achat de 535 000 t de blé russe (prix moyen de 323,68 $/t C&F) par le Gasc égyptien dans le cadre d’un programme de sécurité alimentaire de la Banque mondiale, à charger entre le 26 février et le 20 mars.
Marchés physiques français du 3 février 2023 (base juillet pour les céréales)
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