Pourquoi les prix du poulet sont au plus bas depuis 2021 dans l’UE ?

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La production de poulet rebondit en Europe, notamment en Pologne, Roumanie et Hongrie. Crédits : © Les Marchés

Alors que la consommation de poulet reste très dynamique dans l’Union européenne, les prix spot du poulet en Europe du Nord. En cause, la production européenne tonique, notamment dans l’Est, et l’afflux de poulet importé des pays tiers.

114 €/100 kg, c’est le prix moyen du poulet sur le marché de Deinze, en Belgique, mi-octobre. C’est 12,3 % de moins que l’an dernier, même date, et un plus pas depuis 2021. Même tendance à Barneveld (Pays-Bas), avec un poulet lourd à 106 €/100 kg (-13,8 % sur un an). 

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Prix du poulet à Deinze (vert) et Barneveld (bleu) en €/100 kg

Des abattages de poulet dynamiques en Europe du Nord

L’offre de poulet lourd est actuellement forte sur la zone Belgique et Pays-Bas. Notamment car la douceur des températures actuelles est propice à la croissance rapide des animaux. Dans ce contexte, les abattoirs belges décalent les lots et appellent à limiter les mises en place dans les mois qui viennent. De quoi inquiéter les éleveurs qui ont d’ailleurs vu leur résultat divisé par deux en un an, selon la presse néerlandaise. L’incertitude sur les coûts de l’alimentation animale, entre guerre en Ukraine et effet de El Nino sur les récoltes de l’hémisphère sud ne contribue pas à les rassurer. 

Offre large en Europe

Dans le même temps, la production de poulet est tonique en Europe de l’Est. Les données Eurostat indiquent que la Pologne, la Roumanie et la Hongrie ont chacun abattu 12 à 19 % de poulets en plus au premier semestre 2026 qu’un an plus tôt. La production polonaise s’est remise des épisodes de grippe aviaire et de maladie de Newcastle qui l’ont pénalisée fin 2025 et début 2026. Sur l’ensemble de l’UE, Eurostat indique une hausse de 4,5 % de la production de volaille sur les 7 premiers mois de l’année comparé à la même période de 2025. 

Flambée des importations de poulet des pays tiers

Les importations européennes de volaille ont atteint un sommet historique cette année, avec près de 573 000 tonnes équivalent carcasse en cumul sur les sept premiers mois de l’année, selon Eurostat. C’est 12 % de plus que sur la même période de 2025. 

Lire aussi : Volaille : la filière appelle à la vigilance sur le poulet importé du Brésil

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Le poulet brésilien très présent dans l’UE 

39 % de cette volaille était brésilienne. Certes, le poulet brésilien est temporairement interdit en Europe. Mais les exportateurs avaient anticipé cette interdiction et ils ont dopé leurs envois avant sa mise en place. C’est ainsi que sur les 7 premiers mois de 2026, ils ont envoyé plus de volumes que sur l’ensemble de 2025 ! 

Lire aussi : Volaille : comment les crises sanitaires et géopolitiques ont bousculé le marché mondial

L’Ukraine et la Chine envoient plus de poulet en UE

Les envois de l’Ukraine ont de leur côté atteint 120 000 téc sur les 7 premiers mois de 2026. C’est un plus haut depuis 2023, et 29 % de plus que l’an dernier même date. La Thaïlande reste aussi très présente, avec 98 000 tonnes envoyées en 7 mois (2 % de moins que le record de l’an dernier, mais 15 % de plus qu’en 2024). À cela s’ajoute les envois chinois, qui dépasse 48 000 téc de poulet et ont doublé depuis 2022. 

Lire aussi : Poulet : les exportations chinoises bondissent de 51 % début 2026 

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