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Portrait Thomas Combezou, un héritage agricole et une reconversion réussie

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Thomas er Julien Combezou Crédits : © DR

Le 24 juin prochain, les Rencontres de l’Agriculture seront lancées au GAEC Combezou, à Lamazière-Basse, à partir de 10 h 30. Rencontre avec Thomas Combezou.

Créé en 1986 par Alain et Danièle Combezou avec un associé hors cadre familial, la SCEA Combezou a connu un développement constant. Aujourd’hui repris par leurs fils, Julien et Thomas, l’exploitation est passée de 30 à 110 hectares. Spécialisée dans la reproduction et l’engraissement de bovins viande, elle compte désormais 170 vaches mères. Son activité repose à la fois sur la commercialisation de génisses reproductrices et sur l’engraissement des animaux destinés à la filière viande.
 

Je suis fier de voir notre travail porter ses fruits, que ce soit à travers nos animaux ou nos récoltes. J’apprends chaque jour un peu plus », partage Thomas, dont l’engagement au quotidien transparaît dans chaque détail.

 

De l’ovalie à l’agriculture

Avant de reprendre les rênes de l’exploitation familiale avec son frère, Thomas a mené une carrière exceptionnellede rugbyman professionnel pendant 19 ans. Ancien joueur du Castres Olympique, champion de France en 2018, Thomas Combezou a troqué les pelouses du Top 14 pour les prairies de Haute-Corrèze. Une grave blessure au genou en 2023 a marqué la fin de cette première vie, mais aussi le début d’une nouvelle aventure.
 

Avec ma blessure, j’ai eu le temps de réfléchir à la suite, de chercher ce que je voulais faire. J’ai toujours voulu être proche de mes enfants et leur offrir un environnement stable. Revenir à la ferme était une belle opportunité pour moi », confie-t-il.

Cette reconversion, facilitée par la retraite proche de son père, a été pour lui l’occasion, à 39 ans, de se reconnecter à ses racines et d’apprendre, avec humilité, les ficelles d’un métier qu’il aborde aujourd’hui avec bonheur.
« Thomas fait tout avec passion » affirme Danièle, sa mère.

 

Une transmission familiale harmonieuse

L’arrivée de Julien, il y a 21 ans, a marqué un tournant dans l’histoire de l’exploitation : la SCEA est devenue GAEC, et l’associé hors cadre s’est retiré. Depuis, Thomas a racheté des parts à son frère pour s’impliquer pleinement. Malgré les défis, la famille Combezou a su préserver une dynamique collaborative. Danièle, bien qu’à la retraite, reste active sur les aspects administratifs. Et Alain, le père, apporte son expérience au quotidien en aidant ses fils.
 

Travailler ensemble en famille, c’est parfois un défi, mais cela crée aussi des liens forts. C’est plus facile d’aborder franchement tous les sujets », souligne Thomas.

 

Une gestion financière prudente et solidaire

Au GAEC Combezou, chaque décision financière est le fruit d’une discussion collective.
« Cela nous permet de rester soudés et d’éviter les tensions », explique Thomas. Conscients des enjeux liés aux comptes associés, ils ont mis en place des stratégies.
 

Les difficultés, on les surmonte ensemble. C’est ce qui fait la force de notre famille », ajoute-t-il avec conviction.

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Une vision d’avenir : innover sans s’agrandir

Plutôt que de chercher à étendre leur exploitation, Thomas et Julien misent sur l’amélioration de leur structure actuelle. Actuellement, ils construisent un nouveau bâtiment d’hivernage pour leurs animaux, tout en optimisant leurs méthodes de travail.
 

Nous voulons continuer à innover et à améliorer la qualité de notre cheptel. Chaque année, nous cherchons à faire mieux et nous travaillons beaucoup sur la génétique », affirme Thomas.

Leur objectif ? Maintenir un environnement de travail équilibré, où chacun peut s’épanouir.
« Nous participons également à de nombreux concours. C’est extraordinaire de montrer aux autres le travail qu’accomplissent les agriculteurs. »

 

Une famille unie, des choix libres

Père de deux enfants, Ulysse et Violette, qui habitent à Brive, Thomas adopte une approche bienveillante envers la transmission.
« Je veux qu’ils vivent leur vie, qu’ils choisissent leur chemin sans pression. S’ils veulent revenir un jour, la porte est ouverte », déclare-t-il.

Cette philosophie reflète son désir de laisser la nouvelle génération libre de ses choix, tout en restant ouvert à l’idée de les accueillir dans l’agriculture.

 

Une passion transmise

Thomas Combezou incarne l’agriculteur moderne : un homme qui a su allier deux passions – le sport et la terre – et en faire une force.
 

Travailler la terre, c’est bien plus qu’un métier, c’est une passion que je veux transmettre », conclut-il.

Son parcours, marqué par la résilience, l’unité familiale et l’innovation, en fait un exemple pour tous ceux qui souhaitent s’investir dans le monde agricole.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
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