Le 7 juin, la Cour d’appel de Paris a débouté la Fédération française des industriels charcutiers traiteurs (Fict) de l’ensemble de ses demandes contre Yuka « sur le fondement du dénigrement, de l’appel au boycott et des pratiques commerciales déloyales et trompeuses ». La Fict a également été condamnée à verser 60 000 euros à l’application.
« Pour la troisième fois, les juges reconnaissent à l’application Yuka le droit d’informer et d’alerter sur les risques pour la santé des nitrites ajoutés », se félicite Julie Chapon, co-fondatrice, « depuis 2017, nous alertons sur les risques pour la santé des nitrites et nous sommes ravis que par trois fois les juges aient fait passer la santé des consommateurs avant les intérêts financiers des industriels ».
A l’instar des deux autres précédents procès en appel, la Cour d’appel de Paris a reconnu que Yuka est protégée par la liberté d’expression et que l’application « s’appuie sur une base factuelle suffisante pour considérer [les nitrites ajoutés] comme étant à « risque élevé ». Elle a d’ailleurs rappelé le dernier avis de l’Anses de juillet 2022, confirmant « l’existence d’une association positive entre l’exposition aux nitrates et/ou aux nitrites via la viande transformée et le risque de cancer colorectal ».