A la veille de la fin des négociations commerciales, Léonard Prunier, président de la Feef, indiquait que globalement ses adhérents avaient ou étaient sur le point de signer leur contrat annuel.
« Il y a eu une sorte d’attentisme par rapport à la discussion autour de la loi Descrozaille, mais globalement, les contrats ont été signés », nous indique-t-il.
En revanche sur des hausses demandées entre 10 et 11%, seuls 70% semblent avoir été acceptés, nous précise-t-il.
« Cela fait quand même trois points d’écart, or les PME avaient déjà calculé leur demande au plus juste, quand les grands groupes, multinationales étaient aux alentours de 14 à 15% », souligne-t-il.
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Sur les 1 000 adhérents de la fédération, « moins de dix se sont mis en redressement judiciaire depuis le début du mois de février », explique-t-il. Avec l’inflation, les stocks ont pesé lourds, les factures énergétiques ont triplé voire quadruplé, la logistique est toujours aussi compliquée, « tout cela pèse sur les trésoreries des entreprises ».
« Les PME ont besoin de reconstituer leur trésorerie », et pour cela il faut qu’il ait un nouveau round des négociations au cours du premier semestre 2023. « Nous avons besoin d’un système de négociation plus rapide, trois mois c’est beaucoup trop long », conclut-il, précisant être plutôt satisfait de la dernière mouture de la loi Descrozaille sortie du Sénat.