Face aux défis économiques, sociaux et environnementaux, la MSA Auvergne réaffirme son rôle de partenaire incontournable des agriculteurs, avec une proximité renforcée et des actions concrètes pour mieux les accompagner au quotidien.
L’Assemblée Générale 2025 de la MSAAuvergne qui a eu lieu la semaine dernière à Lempdes, a été l’occasion de dresser un bilan d’activité marqué par la volonté clairement affichée de rester ancrée dans les territoires, même les plus isolés. Avec 171 700bénéficiaires (soit une personne sur huit en Auvergne) et 132 points d’accueil, l’organisme maintient une présencephysiqueforte, malgré une légère baisse du nombre d’actifsprotégés. « La proximité n’est pas un vain mot », insiste Frédéric Brance, le directeur de la MSA Auvergne, qui a même rouvert des permanencesd’accueil dans les zones rurales.
En 2025, la MSA Auvergne a versé 900 millions d’euros de prestations (dont 60 % pour les retraites), tout en recouvrant 481 millions d’euros de cotisations.
Pour 1€ de cotisationperçue, nous avons redistribué1,95€ de prestations. »
Un ratio qui illustre la solidarité au cœur du système, mais aussi la dépendance aux financements de l’État pour équilibrer les comptes.
Remettre la prévention et l'accompagnement au cœur de la MSA
Longtemps perçue comme un simple collecteur de cotisations, la MSA Auvergne entend montrer son autre visage, celui d’un acteursocial engagé dans son territoire y compris les plus isolés.
En 2025, 16 journées de dépistage de cancers ont été organisées, 4 600 assurés ont été invités à des campagnes de prévention, et 7 000 interventions (visites à domicile, appels téléphoniques) ont été menées pour anticiper les difficultés.
« Avant de guérir, il faut prévenir », rappelle le directeur, soulignant une hausse des interventions en santé mentale (+1 000 adhérents accompagnés en maîtrise psychologique).
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Les élus, souvent agriculteurs eux-mêmes, jouent un rôle clé dans cette dynamique notamment au sein du réseauSentinelle. « Nous sommes des capteurs de difficultés sur le terrain », explique Christian Guy le président, producteur de lait en Haute-Loire. Face à la salle comble, l'élu rappelle aux délégués leur mission intrinsèque de rompre l’idée d’une MSA déconnectée du terrain, en étant à l’écoute des réalitésquotidiennes et tout particulièrement le mal-être des agriculteurs.
Défendre un modèle mutualiste unique, mais perfectible
La MSA n'est pas seulement un organisme qui encaisse des cotisations, c'est également un organisme qui accompagnesocialement nos agriculteurs et nos salariés dans les moments difficiles », martèle le président.
En 2025, les élections des délégués ont rappelé la force de ce modèleunique, une protectionsociale gérée par et pour ses adhérents, dans un contexte de défiance envers les institutions. Pourtant, des défispersistent. Les retraitesagricoles, malgré la loiChassaigne, restent insuffisantes « notamment pour les conjointes », des indemnitésjournalières à améliorer, et un besoin criant de sécuriser les exploitations en cas d’arrêtmaladie ou d’accident.
« Notre système mérite d’être réformé, mais il reste précieux », insiste Christian Guy.
Alors que l’agriculture fait face à la robotisation et aux incertitudesclimatiques, la MSA mise sur l’humain avec le souhait de renforcer l'accompagnement des jeunesinstallés et de simplifier les démarches.