Quand je vois le peu d'empressement des entreprises françaises face au défi alimentaire mondial, je m'interroge. » Alain Berger, commissaire général de la France à l'Exposition universelle Milan 2015, s'inquiète du manque d'engouement, notamment de l'IAA et de la distribution. « Nous mettons à disposition un pavillon France et une organisation, explique-t-il. Le premier étage du bâtiment se compose d'un espace de réception et un salon VIP dédiés aux relations publiques. Et des jumelages avec d'autres pays (Chine, Japon, États-Unis, Brésil, Colombie et pays du Golfe) permettront des rencontres à caractère commercial, avec pourquoi pas des contrats à la clef. » Et d'insister : « Ce n'est pas un évènement uniquement grand public, de mise en scène du progrès technologique !»
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Pour l'heure, les partenaires de l'évènement, issus de la filière agroalimentaire, se comptent sur les doigts d'une main (Terrena, Danone et Sojasun). Aux côtés du pôle de compétitivité Vitagora et d'organismes interprofessionnels (Gnis, Cniel, Ania...) et scientifiques (Inra, Cirad, Irstea,...). Pourquoi une telle désaffection ? Certains s'interrogent sur la rentabilité d'un tel évènement. « Les retombées micro-économiques au niveau des entreprises dépasseront largement les 20 M€ d'investissements publics engagés », rassure le commissaire général, qui reconnaît « n'avoir peut-être pas assez communiqué sur le potentiel qu'offre cette exposition universelle ». Et de conseiller aux « PME, au savoir-faire extraordinaire, de s'adosser à leur collectivité territoriale pour être plus visible ». D'autres considèrent que cette manifestation ne leur permettra de toucher que le marché italien. Or 144 pays seront représentés sur les 110 ha de Milan 2015, qui compte attirer 25 M de visiteurs, dont 1 M de Chinois !