L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 3 et le 4 septembre 2026, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
Les essentiels :
Pourparlers de paix en Ukraine par l’intermédiaire d’émissaires américains.
Poursuite des frappes russes sur les infrastructures logistiques et réticence de certains pays à assurer le transit des céréales ukrainiennes.
Conditions météorologiques déterminantes au cours des prochaines semaines.
Les prix du blé et du maïs sont de nouveau en chute ce vendredi sur les marchés, en raison des espoirs de paix entre l’Ukraine et la Russie, et ce malgré le niveau très élevé des prix du pétrole consécutif au conflit entre l’Iran et les Etats-Unis. Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner ont rencontré Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky ce week-end afin de proposer des solutions pour mettre fin à la guerre.
Les frappes se poursuivent néanmoins. Volodymyr Zelensky a déclaré penser que la guerre ne se terminerait pas avant l’hiver, tandis que Steve Witkoff a indiqué, après avoir rencontré les deux présidents, que l’Ukraine et la Russie devraient faire des compromis pour parvenir à un accord de paix.
Le prix du blé sur le marché du CBOT de Chicago
Le prix du blé sur le CBOT de Chicago chutait de 20 à 21 cts$/boisseau selon les échéances.
Ainsi, le prix du blé perdait 20,25 cts$/boisseau sur l’échéance de décembre 2026, la plus échangée, pour s’établir à 734 cts$/boisseau. Il diminuait de 20,75 cts$/boisseau à 749,25 cts$/boisseau sur mars 2027, désormais deuxième échéance la plus échangée. Enfin, sur l’échéance de septembre 2026, il reculait de 20 cts$/boisseau à 716 cts$/boisseau.
Le prix du maïs sur le CBOT
Le prix du maïs sur le CBOT reculait également sur l’ensemble des échéances, mais de façon plus modérée que le blé, compte tenu notamment de la hausse du prix du pétrole observée ces derniers jours et de son niveau élevé. Les pluies devraient par ailleurs rester limitées dans le Midwest, mais être un peu plus présentes dans l’Iowa et le Nebraska.
Le prix du Brent était stable ce vendredi. Il atteignait 95,83 $/baril, tandis que son équivalent américain, le West Texas Intermediate (WTI), reculait de 0,31 % à 91,38 $/baril.
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Malgré cette pause dans la hausse des prix du pétrole ce vendredi, la tendance restait haussière. Ce dimanche, les États-Unis ont frappé trois pétroliers tandis que l’Iran a visé un drone naval. Ce lundi matin, l’Iran a déclaré vouloir instaurer une zone interdite près du détroit d’Ormuz. Le prix du Brent progressait ainsi de 1,23 % à 6 h 32, tandis que celui du WTI gagnait 1,17 %.
Le prix du maïs perdait sur le CBOT de 1 à 4 cts$/boisseau selon les échéances.
Ainsi, sur l’échéance de décembre 2026, la plus échangée, le prix diminuait de 4 cts$/boisseau pour atteindre 536,75 cts$/boisseau, tandis qu’il reculait de 3,75 cts$/boisseau sur l’échéance de mars 2027, désormais deuxième échéance la plus traitée, à 552,25 cts$/boisseau.
Sur l’échéance de septembre 2026, le prix du maïs diminuait de 3,25 cts$/boisseau à 512 cts$/boisseau, sachant que les volumes d’échanges y étaient très limités.
Le prix du blé sur Euronext
Sur Euronext, le prix du blé chutait de 2 à 8 €/t selon les échéances.
Sur l’échéance de décembre 2026, le prix du blé perdait 2,50 €/t pour s’établir à 246,25 €/t, tandis que sur l’échéance de mars 2027, deuxième échéance la plus échangée, il diminuait de 3,75 €/t à 244,50 €/t.
Sur l’échéance rapprochée de septembre 2026, le prix du blé augmentait de 7,50 €/t à 240,50 €/t, mais les échanges y étaient très limités à quelques jours de la clôture de l’échéance.
Le prix du maïs sur Euronext
Le prix du maïs sur Euronext perdait de 3 à 8 €/t selon les échéances. Sur l’échéance de novembre 2026, le prix reculait de 4,25 €/t à 267,75 €/t, restant supérieur au cours de 262,50 €/t observé le 26 août, tandis que sur l’échéance de mars 2027, il diminuait de 4,75 €/t à 262,25 €/t.
Le rapport Céré’Obs de la semaine 35, couvrant la période du 25 au 31 août, indique que la part des surfaces de maïs en conditions bonnes à très bonnes est passée à 27 %, contre 28 % la semaine précédente. La récolte ne fait que commencer, avec seulement 3 % des surfaces récoltées.
Nombreuses attaques russes sur les infrastructures logistiques et réticence de certains pays au transit des céréales ukrainiennes et russes
Depuis le début du conflit, la Russie a endommagé 509 locomotives et mené 6 125 attaques contre les infrastructures ferroviaires.
Mykola Kalachnyk, ministre ukrainien de la Reconstruction, des Infrastructures et des Transports, a déclaré au site Rail.insider :
« Les dernières frappes montrent une tendance claire : la Fédération de Russie attaque simultanément les ports maritimes, les navires civils, les chemins de fer et les infrastructures frontalières. En réalité, toutes les principales voies que l’Ukraine utilise pour l’exportation, l’importation ainsi que le transport de passagers et de marchandises sont visées. »
En 2026, 196 attaques contre les infrastructures portuaires, 95 contre des navires dans les ports et 68 dans le corridor maritime ont été recensées. Face à ces frappes, les céréales ukrainiennes sont transportées par route et par rail. Toutefois, certains pays voisins ne sont pas toujours favorables à ces flux afin de protéger leur propre production céréalière.
L’entreprise publique « Chemins de fer de Moldavie » n’approuve pas le transfert de céréales ukrainiennes par le poste-frontière de Kuchurgan-Novosavytska. Les trains doivent donc être redirigés vers d’autres points de passage, ce qui accroît les coûts de transport.
De la même manière, en raison des frappes ukrainiennes sur les ports russes, la Russie réoriente ses flux et cherche à développer davantage ses expéditions depuis les ports de la Baltique.
Selon Reuters, la Lettonie et la Lituanie envisagent d’interrompre le transit des céréales russes par leurs ports. Les volumes manutentionnés sont passés de 865 000 tonnes à 1,2 million de tonnes au premier semestre de l’année.
Des conditions météorologiques à surveiller dans les prochaines semaines
Les conditions météorologiques aux États-Unis, au Brésil, au Canada et en Australie seront particulièrement surveillées dans les prochaines semaines.
Une vague de chaleur touchera le Midwest et les Grandes Plaines cette semaine, ce qui pourrait provoquer un nouveau stress sur les cultures de maïs. Au 30 août, l’USDA estimait que 57 % des surfaces de maïs étaient dans un état bon à excellent. Le rapport WASDE de l’USDA, attendu le 11 septembre, pourrait être moins défavorable que prévu pour le maïs.
Les Prairies canadiennes ont reçu des pluies cette semaine, ce qui ne favorisera pas la récolte du maïs déjà commencée. Toutefois, l’état des cultures demeure satisfaisant et les prévisions de récolte ont été revues à la hausse.
Depuis le début du mois de septembre, le Brésil est affecté par des pluies alors que la saison humide ne débute habituellement qu’en octobre. Cette situation favorisera l’humidité des sols en vue des prochaines plantations.
En Argentine, ces fronts humides n’ont pas apporté les précipitations significatives qui auraient pu améliorer les cultures de blé d’hiver. Les semis de maïs débuteront en octobre.
Une grande partie de l’Ukraine et du sud-ouest de la Russie ont connu des précipitations limitées et des températures élevées, réduisant le potentiel de rendement du maïs. Au cours de la semaine prochaine, des pluies devraient apporter une humidité bénéfique aux cultures.
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Les pluies continuent de toucher l’Australie, contribuant à l’amélioration des cultures de blé et d’orge. Toutefois, El Niño pourrait affecter les cultures dans les prochaines semaines avec le retour de conditions plus sèches.
Enfin, la Chine a bénéficié de conditions météorologiques favorables aux cultures.
Marchés physiques français du 4 septembre 2026 (base juillet pour les céréales)
Blé tendre
Spécifications
Échéance
euro/t
Variation
Rendu Dunkerque
220/11 meunier Récolte 2026
oct.-déc.
243,50
N
-2,50
Rendu La Pallice
76/220/11 Récolte 2026
oct.-déc.
246,50
N
-2,50
Rendu Rouen
76/220/11 Récolte 2026
oct.-déc.
244,50
N
-2,50
Rendu Pontivy/Guingamp
fourrager 74 kg/hl base, 72 kg/hl mini Récolte 2026
oct.-déc.
245,00
N
-2,50
Fob Moselle
meunier Récolte 2026
oct.-déc.
232,00
N
-2,50
Fob Rouen
FCW Supérieur A2 classe 1 majo. incluses Récolte 2026
sept.
n.p.
Fob La Pallice
FAW Supérieur A2 classe 1 majo. incluses Récolte 2026
sept.
n.p.
Départ Marne
BPMF 220 Hagberg Récolte 2026
oct.-déc.
236,00
N
-2,50
Départ Eure/Eure-et-Loir
BPMF 76 kg/hl Récolte 2026
sept.-déc.
237,50
N
-2,50
Départ Sud-Est
meunier Récolte 2026
oct.-déc.
239,50
N
-2,50
Maïs
Spécifications
Échéance
euro/t
Variation
Rendu Bordeaux
Récolte 2026
oct.-déc.
268,50
N
-4,50
Rendu La Pallice
Récolte 2026
oct.-déc.
268,50
N
-4,50
Rendu Pontivy/Guingamp
Récolte 2026
oct.-déc.
293,50
N
-4,50
Fob Bordeaux
Récolte 2026
oct.-déc.
271,50
N
-4,50
Fob Rhin
Récolte 2025
sept.
225,00
N
-4,50
Récolte 2025
janv.-juin
251,50
N
-5,00
Départ Sud-Est
Récolte 2026
oct.-déc.
265,00
N
-4,50
Blé dur
Spécifications
Échéance
euro/t
Variation
Rendu Port-la-Nouvelle
normes semoulières Récolte 2026
sept.-déc.
270,00
N
0,00
Départ Eure/Eure-et-Loir
normes semoulières Récolte 2026
sept.-déc.
n.p.
Départ Sud-Est
normes semoulières Récolte 2026
sept.-déc.
270,00
N
0,00
Orge fourragère
Spécifications
Échéance
euro/t
Variation
Rendu Rouen
62-63 kg/hl Récolte 2026
oct.-déc.
226,00
N
-2,50
Rendu Pontivy/Guingamp
Récolte 2026
oct.-déc.
234,00
N
-2,50
Fob Moselle
sans limit. d'orgettes Récolte 2026
oct.-déc.
212,00
N
-2,50
Départ Eure/Eure-et-Loir
Récolte 2026
oct.-déc.
212,50
N
-2,50
Départ Sud-Est
65-67 kg/hl Récolte 2026
sept.-déc.
209,50
N
-2,50
Orge de brasserie - Hiver 6 rangs
Spécifications
Échéance
euro/t
Variation
Fob Creil
Faro 11,5% max Port 500 t Récolte 2026
janv.-juin
230,00-233,00
N
0,00
Orge de brasserie - Printemps
Spécifications
Échéance
euro/t
Variation
Fob Creil
Planet 11,5% max Port 500 t Récolte 2026
janv.-juin
240,00-243,00
N
0,00
Pois
Spécifications
Échéance
euro/t
Variation
Départ Marne
fourrager Récolte 2026
sept.-déc.
inc.
Départ Somme/Oise
fourrager Récolte 2026
sept.-déc.
inc.
Cotations des issues de meunerie du 1 septembre 2026
Son fin blé tendre
Spécifications
Échéance
euro/t
Variation
Départ Ile-de-France
dispo.
169,00-171,00
T
0,00
pellets
dispo.
181,00-183,00
T
2,00
Remoulage demi-blanc
Spécifications
Échéance
euro/t
Variation
Départ Ile-de-France
dispo.
189,00-191,00
T
5,00
Farine basse blé tendre
Spécifications
Échéance
euro/t
Variation
Départ Ile-de-France
dispo.
189,00-191,00
T
0,00
Gruau de blé dur
Spécifications
Échéance
euro/t
Variation
Départ Ile-de-France
dispo.
189,00-191,00
T
0,00
Cotations commerciales des produits laitiers du 3 septembre 2026
Poudre de lait
Spécifications
Échéance
euro/t
Variation
Départ NBPL à 30 jours 5% H BT vrac
dispo.
2910,00
N
Poudre de lactosérum
Spécifications
Échéance
euro/t
Variation
Départ NBPL à 30 jours, BILA pH 6 vrac
dispo.
1450,00
N
Babeurre
Spécifications
Échéance
euro/t
Variation
sans norme
dispo.
n.p.
normes hollandaises
dispo.
n.p.
Evolution dollar / euro du 4 septembre 2026
Devise
Valeur à la clôture
1 dollar US
0,8604 euro
1 euro
1,1622 dollar
Clôture du marché à terme de Chicago du 4 septembre 2026
Matières premières
Clôture
Chicago
Blé
716,00
cents/bois.
Maïs
512,00
cents/bois.
Ethanol
2,161
$/gallon
Clôture du marché à terme Euronext du 4 septembre 2026
Blé meunier (Euronext)
Echéance
Clôture
Sept. 2026
240,50
Déc. 2026
246,25
Mars 2027
244,50
Volume
80246
Maïs (Euronext)
Echéance
Clôture
Nov. 2026
267,75
Mars 2027
262,25
Juin 2027
261,25
Volume
2756
Cotations des marchés internationaux du 4 septembre 2026